toiture.pro

Construction et entretien d'une toiture en chaume : ce qu'il faut savoir

Demande de devis pour la construction ou l'entretien d'un toit en chaume.

Sommaire de la page

La construction d'une toiture en chaume doit répondre à certaines normes.

La construction d'un toit en chaume répond à des règles et normes parfois
mal définies.

La législation

Comment construire une toiture en chaume ? Quelle est la législation, la réglementation à respecter ? Faut-il des autorisations particulières pour la construction d'une chaumière ? Quelle technique de pose privilégier ? En ce début de XXIe siècle, les organismes officiels et les associations reconnues d'utilité publique reconnaissent les remarquables propriétés naturelles de la couverture en chaume. Pourtant, et à la différence de ce que l'on constate dans la plupart des pays nordiques, ce type de matériau peine à se développer en France. On pourrait penser que cela est dû à une réglementation trop complexe. En fait, c'est plutôt l'inverse qui explique cette situation.

Si vous prévoyez de construire ou d'entretenir une toiture en chaume, vous pouvez trouver plusieurs couvreurs chaumistes spécialisés, près de chez vous, en utilisant cette page. Le service est gratuit, rapide, et sans engagement et vous permettra de poser toutes vos questions concernant la réglementation, la législation et les autorisations nécessaires pour construire ou rénover un toit en chaume.

Les DTU

Les DTU et règles d'urbanismes applicables sont floues.

Concernant l'étanchéité ou l'écart au feu, la toiture en chaume est soumise
aux règles et aux DTU classiques.

Tous les travaux de construction ou d'aménagement immobiliers doivent faire l'objet d'une autorisation administrative. C'est le cas des travaux portant sur une toiture dont l'aspect extérieur va être modifié. A l'inverse, cela n'est pas nécessaire quand les travaux portent sur une remise en état de la toiture (pour une réfection de toiture à l'identique, seule une déclaration préalable de travaux est obligatoire).

Pour obtenir leur autorisation, les propriétaires et les artisans constituent un dossier dans lequel figurent différents documents comme les plans et les mesures. Le dossier doit confirmer aux responsables communaux que les travaux obéissent aux normes spécifiques définies dans les DTU (les documents techniques unifiés) et qu'ils sont loin d'être fantaisistes ou dangereux pour la communauté.

Les DTU sont des textes techniques et descriptifs qui sont élaborés en concertation par différents experts. Dans le cas des DTU relatifs à la construction d'une toiture, on trouve différents intervenants comme le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), des architectes urbains, des environnementalistes ou des assureurs.

Les Règles Professionnelles

S'il n'existe pas de DTU spécifiques à la réalisation d'un ouvrage, les Règles Professionnelles (RP) et quelques qualifications précises suffisent pour constituer un dossier. Si les RP sont des textes techniques de référence qui préfigurent une réponse adaptée, les qualifications précises demandent un plus gros travail de préparation dans le cadre de la constitution du dossier.

Bien que le chaume soit encore largement utilisé dans certaines régions françaises et que l'on constate un regain d'intérêt pour ce matériau, il n'existe pas de DTU applicable à ce type de toiture, en dehors des DTU relatifs à l'étanchéité de la toiture en chaume ou à l'écart au feu.

En l'absence de toute réglementation officielle, l'Association Nationale des Couvreurs Chaumiers (l'ANCC) a donc rédigé des recommandations techniques qui s'apparentent à des RP. Ces recommandations portent sur toutes les étapes de l'élaboration du toit en chaume, depuis la sélection de la matière première jusqu'à l'entretien du toit en chaume en passant bien évidemment par la pose, le traitement ignifuge anti-feu ou la présence de la sous-couche d'isolation.

Cependant, l'ANCC, dont le cœur d'activité est axé sur l'exploitation et l'usage du roseau, n'a pas établi de distinction avec d'autres matériaux comme la paille par exemple.

Les règles d'urbanisme

Cela ne réduit pas l'importance de la réglementation locale qui fixe des normes complémentaires aux DTU. Chaque commune peut définir ses critères esthétiques concernant les formes, les matériaux ou les couleurs autorisés dans l'espace qu'elle réglemente. En l'absence de plan local d'urbanisme, c'est le Règlement National d'Urbanisme (RNU) qui applique.

Beaucoup estiment aujourd'hui que l'absence d'une véritable réglementation pour un toit en chaume induit un flou qui ne profite pas au secteur. Un flou qui est parfois entretenu par les chaumiers eux-mêmes, quand ces derniers revendiquent une technique qui leur est propre. Les particuliers finissent par se montrer méfiants, ils doutent puis, ne parvenant pas à se faire une véritable opinion, ils abandonnent leur première idée et ils optent pour une toiture en tuiles plus classique.

Pourtant, malgré tous ces petits tracas administratifs, la construction d'un toit en chaume est un projet viable. Des pays comme le Royaume-Uni, la Hollande et des régions comme la Normandie ou la Camargue nous le prouvent. Quand on entreprend cette démarche, il est préférable de faire appel à un chaumier professionnel pour constituer son dossier et de se rapprocher de sa commune pour bien expliquer son projet, car les responsables communaux auront sûrement beaucoup de questions à poser.

La récolte du chaume

Le blé est fréquemment utilisé pour construire des chaumières.

Le blé figure parmi les pailles les plus utilisées pour
construire des toits en chaume.

Tout démarre dans les champs et dans les roselières. L'un des éléments déterminants de la qualité et de la longévité du toit en chaume vient de la sélection et du traitement de la matière première. On distingue trois types de matériaux principaux : la tige du roseau, la paille du blé ou celle du seigle. On trouve plus rarement des toits en chaume de bruyère, de jonc ou de genêts.

Il est devenu habituel que le chaumier s'approvisionne directement chez un producteur de paille ou de roseau dont l'exploitation agricole est exclusivement tournée vers la production de chaume.

Signalons ici l'existence de matériaux non naturels permettant la construction de toitures en chaume synthétique (on parle aussi de couverture imitation chaume).

La paille

Jadis, les agriculteurs se chargeaient de couper les céréales à la faux, puis ils procédaient au battage au fléau afin de débarrasser la tige de ses herbes de pied et de son grain. Une fois blanchie à même le sol qui l'avait vu naître, la paille était assemblée en gerbe. Cette gerbe était ensuite dressée puis laissée à sécher.

Si les étapes de la fabrication de la paille ont peu changé, l'apparition de la moissonneuse-batteuse a permis d'alléger la tâche des agricultures. Aujourd'hui, les producteurs de chaume sèment au début du mois d'octobre, mais ils coupent la tige du blé ou du seigle à la fin du mois de mai (ou au début du mois de juin), au moment où la fleur tombe, et avant que le grain se forme. C'est-à-dire qu'ils ne laissent pas la céréale se former.

Les gerbes sont transportées du champ vers un entrepôt où des ouvriers procèdent à un triage manuel. Les mauvaises herbes sont éliminées et les bonnes tiges sont peignées et regroupées pour former des bottes de paille dont le diamètre moyen est de 30-35cm, la hauteur est comprise entre 160 à 175 cm et le poids unitaire est de 7,5 kg, toutes ces mesures étant approximatives. Précisons que jadis, le chaume atteignait plus de 2,50 m. Ces bottes portent différents noms en fonction de la région où l'on se trouve : les glus, les javelles, etc.

Le roseau

Le roseau est une plante aquatique qui pousse sur un sol argileux, tourbeux ou sablonneux. Il a besoin que ses racines soient toujours dans l'eau. Dans une exploitation agricole, les propriétaires patienteront jusqu'à l'apparition des pousses (au printemps) pour inonder les roselières. Ce procédé empêche la formation des mauvaises herbes ; la présence des rhizomes permettra la repousse du roseau.

La culture du roseau suit un calendrier différent à celui de la paille. La récolte se fait habituellement en hiver. Les roseaux doivent être fauchés à sec, au plus près du sol ; comme pour la paille, ils doivent être propres, débarrassés de leurs feuilles, et ils ne doivent pas présenter de moisissure ou de pourriture.

Si vous souhaitez acheter de la chaume pour votre projet de couverture (en neuf ou en rénovation, avec ou sans pose), cliquez sur le bouton vert ci-dessous et décrivez votre demande ; vous pourrez comparer les prix de vente de plusieurs fournisseurs.

Demande de tarif pour construire une chaumière.

Le chaumier couvreur

Les chaumiers sont des artisans qui se transmettent leur savoir-faire de génération en génération. Si vous souhaitez poser des questions à des chaumiers près de chez vous, ou demander un devis sans engagement, cliquez ici. Vous obtiendrez rapidement plusieurs réponses, gratuitement.

La formation

À la différence de la formation de couvreur pour laquelle on dispose d'une grande quantité de supports pédagogiques, il existe assez peu de documents écrits concernant le métier de couvreur chaumier. La formalisation des acquis a longtemps été inexistante en dehors de quelques approches intégrées dans les cycles du CAP, du BEP et du BP de couvreur, du BTS charpente couverture ou du BTS enveloppe du bâtiment. Il a fallu attendre l'année 2013 pour que naisse un diplôme qui sanctionne l'apprentissage spécifique du chaumier : le CQP Certificat de Qualification Professionnelle Couvreur Chaumier. Il a été élaboré en collaboration entre l'ANCC et la CAPEB Haute-Normandie (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) et il est reconnu par la branche professionnelle du BTP et donc par les conventions collectives du secteur de la construction.

Cette formation toute récente se déroule en alternance durant 12 semaines en centre de formation et 30 semaines en entreprises. Les entreprises formatrices doivent être membre de l'ANCC.

Le professionnel

S'ils ne disposent pas du tout nouveau diplôme exclusif à l'enseignement du métier de couvreur chaumier, les chaumiers actuels sont généralement titulaires d'un diplôme de couvreur et surtout ils ont une expérience professionnelle irremplaçable. Ils sont enregistrés auprès des organismes officiels et la plupart d'entre eux sont membres de l'ANCC.

Le chaumier est un passionné qui aime son métier. On ne devient pas chaumier par hasard. Une rencontre, un héritage culturel, une aptitude particulière, de la patience, de la rigueur... voilà ce qui caractérise le chaumier.

En raison de tous ces éléments, la relation entre un propriétaire et un chaumier s'inscrit dans la durée. Elle s'étendra sur plusieurs décennies.

Construire une structure

Couverture en roseau sur charpente traditionnelle en bois.

Toiture en chaume de roseau sur charpente traditionnelle en bois.

Bien qu'un toit en chaume possède une forme comparable à une toiture classique, il est doté de spécificités qui le rendent unique en termes de conception comme de construction.

Le faîtage de la toiture

Dans un schéma classique, la toiture est formée de deux pentes. Sur la partie la plus haute, là où se rejoignent ces deux pentes, on trouve le faîtage. La construction du faîtage doit être très rigoureuse, car avec les noues et les ouvertures, le faîtage est une zone sensible pour l'étanchéité. Le chaume du faîtage sera donc recouvert d'un feutre bitumé, de feuille de plomb ou de bandes façonnées.

Cette base sera ensuite recouverte d'un amalgame dont la composition dépend principalement de la région où se situe la maison ainsi que de la date de construction. Ce faîtage est généralement construit en mortier, en terre cuite ou végétale.

Le faîtage végétal est constitué d'un mélange de terre et de roseaux ; il sera fleuri avec des iris qui permettent d'absorber l'eau, et par des joubarbes qui fixent la terre. Ces fleurs donnent un charmant aspect au toit de chaume.

Le faîtage en terre cuite est composé d'un mélange de terre et de tuileaux. On rappelle ici que dans le cas du passage d'une cheminée, l'écart du chaume au feu doit être au minimum de 16 cm (DTU 24.2.1 et 24.2.2).

La pente de toit

Pose d'une toiture en chaume sur liteaux bois.

Pose d'un toit en chaume sur litonnage bois.
On notera le fil d'acier sur le liteau inférieur.

Le chaume est un matériau qui est à la fois très isolant et très léger. Il ne pèse guère plus de 35 kg/m², ce qui permet de préserver la charpente durant de nombreuses décennies. Dans le cas d'une réforme où un propriétaire passe d'un toit en tuile à un toit en chaume, aucun investissement n'est nécessaire.

Sauf si la charpente est très usée ou que les pentes ne sont pas assez longues ou pas assez prononcées. Il est important de préciser que la longueur de la pente d'un toit en chaume doit dépasser les 250 cm et que l'inclinaison ou pente minimum d'une toiture en chaume doit être égale ou supérieure à 35 degrés voire 45 degrés pour certains experts.

Ce qui est sûr, c'est que plus la pente est inclinée, plus l'eau de pluie est évacuée rapidement. Cela a un impact direct sur la longévité du toit ; si les eaux pluviales s'évacuent moins bien et moins vite, elles abîmeront le chaume. On estime qu'à qualité de fabrication et de maintenance égale, un toit dont la pente est inférieure à 45 degrés peut perdre jusqu'à 20 années de vie par rapport à un toit dit idéal.

L'épaisseur du chaume est de 30 à 40 cm sur le toit. Cette hauteur doit être plus importante au niveau de l'égout (minimum 27 cm) qu'au niveau du faîtage (minimum 23 cm).

La pose du chaume

Quelle que soit la technique de pose du chaume sur la toiture, le sens est toujours de l'égout vers le faîtage. Quant à la tige, on positionne toujours le pied vers le bas et donc, la zone de la panicule vers le haut. La pose du chaume se fait après le lattage (litonnage ou pose des liteaux) de la charpente.

Si vous cherchez des informations complémentaires, des estimations de prix (avec ou sans pose), ou de l'aide pour votre toit en chaume, vous pouvez contacter simultanément plusieurs chaumiers en vous rendant sur cette page. Le service est gratuit et sans engagement.

En France, on distingue 3 méthodes principales de pose du chaume :

  • La technique de pose à la barre, ou pose horizontale est la plus fréquente. Elle consiste à maintenir le chaume en position à l'aide de barres métalliques avant de le fixer à la charpente.
  • La technique de pose à la javelle ou pose verticale consiste à poser des lignes de chaume de 45 à 60 cm de large en commençant du côté de droite et en remontant de l'égout au faîtage. Chaque travée est maintenue en place par des piquets d'arrêt jusqu'à la pose de la passée suivante.
  • La technique de pose camarguaise est une méthode régionale. On la reconnaît immédiatement à son aspect en escalier. Le principe consiste à séparer les bottes en petits lots de 10 cm appelés des « manons ». Ils sont posés à la barre et attachés en les serrant l'un à l'autre. Chaque rang horizontal est recouvert de manons en laissant un écart de 15 à 20 cm pour la première ligne puis de 35 cm pour tous les rangs suivants.

Le serrage des tiges ou de la paille se fait avec du fil d'acier galvanisé de 5 mm d'épaisseur minimum ou de fil de cuivre de 10 mm. Afin d'aligner les bottes et d'obtenir une magnifique finition, le chaume est lissé au fauchet ou au taille-haie.

Il faut noter que l'épaisseur habituelle d'une couverture en chaume impose des ajustements spécifiques pour intégrer des fenêtres de toit de type Velux. On rappellera aussi que ce type de toiture est dépourvu de gouttières.

En vidéo : construction d'un toit en chaume de roseau

Dans la vidéo ci-dessous, d'une durée totale de 8 minutes 30 et tournée principalement dans le Calvados, on peut visionner un reportage complet sur la construction d'une toiture en chaume normande. Un couvreur chaumier professionnel explique en détails comment construire un toit en chaume, de la sélection et l'achat des roseaux en provenance de Normandie et de Camargue à la pose en passant par le litonnage. On peut y découvrir la fabrication de la sagne et des bottes, le stockage et le tri des ballots, la sélection du roseau de qualité.

On assiste ensuite à un chantier de restauration de toiture en chaume près de Honfleur : triage des bottes en fonction de leur longueur et de leur diamètre, pose à l'aiguille, tassage à la batte. Pour 350m2 de couverture la pose prendra jusqu'à 3 mois en termes de temps de travail. On découvre ensuite les avantages du chaume : respiration, esthétique, isolation, flexibilité en termes de création notamment.

Isolation et traitement

Les performances de l'isolation thermique et acoustique, ainsi que la résistance au feu dépendent pour beaucoup de la qualité du travail du chaumier. Les problèmes d'étanchéité sont habituellement dus à des bottes trop serrées lors de la construction. Inversement, des bottes trop lâches feront courir un risque énorme à la structure, surtout lors de gros vents.

En France, un particulier n'a pas l'obligation d'ignifuger le chaume ou de poser un film anti-feu. Par contre, cela est obligatoire dans un ERP (établissement destiné à recevoir du public) ayant un toit en chaume.

Le chaume fait partie des matériaux inflammables dans des normes jugées normales (catégorie M3). Une fois serré et rendu compact pour être posé sur le toit, le chaume est pratiquement incombustible, car les gerbes sont protégées et l'air ne peut pas s'infiltrer au coeur de la couverture. S'il subit un traitement ignifuge approprié, c'est-à-dire sur la totalité des bottes puis par pulvérisations des sous-couches, le chaume ne propage donc pas les flammes et il n'est pas plus combustible que des tuiles. La pose d'un écran respirant sous toiture de catégorie M0 ou M1 est recommandée même chez un particulier.

Demande de prix pour la pose d'une couverture.

En France, un toit en chaume est généralement une construction ouverte. L'ouvrage reprend la méthodologie traditionnelle basée sur l'assemblage classique et la fixation du chaume directement sur les chevrons et les lattes de la charpente. Toutefois, depuis quelques années, certains chaumiers optent pour la pose d'un panneau isolant spécial sur la charpente afin de renforcer l'isolation et la résistance au feu. On parle alors de toiture à construction fermée. Cette tendance est née en Hollande où elle devient de plus en plus populaire.

Bien qu'elle augmente le coût de la construction, la construction fermée permettrait d'annuler totalement le risque d'incendie en raison de l'absence de vide d'air sous le chaume, d'empêcher l'apparition de courant d'air ou la propagation de la poussière du chaume dans la maison.

Cette technique est vivement contestée par des professionnels du secteur. Ils lui reprochent de ne pas offrir de résultats crédibles sur le long terme en raison de sa récente apparition. Il faudrait donc attendre quelques décennies pour valoriser l'intérêt de cette technique. Mais d'ores et déjà, les opposants à la construction fermée considèrent que la réduction de l'aération naturelle sera néfaste et qu'elle accélèrera le processus naturel de décomposition du chaume.

Entretien d'un toit en chaume

L'entretien régulier et le nettoyage de la toiture en chaume est indispensable.

Il est indispensable de procéder à l'entretien et
au nettoyage régulier d'un toit en chaume.

Combien coûte un entretien de toit de chaume ? A quelle fréquence faut-il entretenir une toiture en chaume ? La durée de vie d'un toit en chaume de bonne qualité et bien entretenu est estimée à au moins 40 ans. Les toits en chaume les plus anciens (et encore utilisés) ont 80 ans. Le thème de la longévité est toujours présenté comme un des avantages du toit en chaume.

Or pour que cette longévité se confirme dans les faits, il ne suffit pas d'être exigeant dans le choix de la matière première, dans le design de la structure du toit ou dans la sélection de l'artisan ! Il sera impératif d'assurer la maintenance adéquate du toit en chaume. Durant les premières années de l'installation d'un toit en chaume, il n'est pas nécessaire de réaliser un travail de maintenance, à moins bien sûr que des défauts soient constatés.

Mais on parle là de réparation et de restauration, voire de défauts de fabrication ou de pose, car un bon chaumier offre une garantie sur son ouvrage d'au moins 10 ans. C'est donc à partir de la 7ème année qu'il faut commencer à programmer cette révision détaillée de l'état du chaume et procéder à la remise à neuf nécessaire. Cette visite d'entretien doit être répétée avec une fréquence tous les 3 ans.

Pour déterminer le prix de l'entretien de votre toiture en chaume, vous pouvez contacter plusieurs chaumiers, près de chez vous et sans aucun engagement, en utilisant ce formulaire.

Ce travail de maintenance et de contrôle inclut 5 étapes principales :

  • Détecter et éliminer la mousse et les algues qui se sont formées. Le chaumier réalise un grattage manuel.
  • Détecter les zones les plus dégarnies et procéder au remplacement des mottes. C'est le remaniage.
  • Traiter le chaume en procédant à un nettoyage complet par grattage manuel. La pose d'une nouvelle couche de chaume se fait sur l'ancienne (le repiquage).
  • Retrait des couches de chaume au niveau du faîtage, pour refaire la sous-couche à neuf.
  • Enfin le travail de finition en passant le taille-haie.

Il faut compter entre un et trois jours de travail de maintenance pour un chaumier. Cela dépend de la dimension de la toiture, de son niveau d'usure et des conditions climatiques de la région. Dans certains cas, cette visite d'entretien devra être programmée annuellement.

A consulter dans le même dossier