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Demande de devis en ligne pour le prix au m2 d'une isolation thermique de toiture.

Dans la chasse aux déperditions d'énergie et aux ponts thermiques des bâtiments, le toit demeure un des points essentiels à isoler. En effet, on considère que près d'un tiers de l'énergie dépensée pour maintenir le bâtiment à température est perdu au niveau de la couverture. L'isolation de la toiture est donc plus que jamais la cible des innovations techniques et des améliorations scientifiques. Découvrez dans ce dossier les propositions des professionnels de la couverture et de l'aménagement de combles, des conseils, des avis, un tableau comparatif et un service d'estimation en ligne.

Sommaire de la page

Isolation de la toiture par l'extérieur : le sarking

Le prix d'une isolation de toiture par l'extérieur, de type sarking, dépend de nombreux facteurs. Pour voir tout de suite des exemples de tarif, cliquez ici. Développé en France depuis 2013, le sarking est la solution à la mode, avec d'excellents avis, pourquoi ?

Qu'est-ce que le sarking

C'est une solution rigide posée en continu sur la charpente par l'extérieur, ce qui la rend idéale pour les combles aménagés. Couramment utilisée en montagne et venant de Belgique, elle convient à tous les types de couverture (tuiles, ardoises, lauses, cuivre, zinc ou encore bac acier ...) et à toutes les pentes de toit. Elle peut être mise en œuvre aussi bien lors de la construction que de la rénovation.

Son principe

Le sarking se compose généralement de 6 couches :

  • un platelage isolé en bois servant de support à l'isolant et prévenant les ponts thermiques sur les chevrons de la charpente,
  • un pare-vapeur/écran de couverture en fonction de la région et du matériau utilisé (inutile par exemple avec les panneaux polystyrène Dow ou les isolants Luro d'Isover),
  • une simple ou double couche en plaques rigides - polystyrène extrudé (Roofmate de Dow Chemical Company), mousse de polyuréthane (Eurothane Sarking) ou laine de verre / de roche - mises en quinconce ou emboitées selon les produits,
  • un écran de sous toiture compatible,
  • un ensemble de contre-liteaux,
  • des liteaux pour poser la couverture.

Ses avantages et inconvénients

Cette technique présente les avantages suivants :

  • la facilité de pose
  • une pose extérieure permettant l'occupation des locaux,
  • une isolation en continu favorisant d'importantes économies d'énergie avec une résistance thermique (R) de 4 à 8 K.m²/W selon l'épaisseur utilisée,
  • une élimination des ponts thermiques,
  • une bonne protection acoustique et phonique,
  • une parfaite adaptation à la poutraison apparente.

En contrepartie le sarking présente essentiellement 2 inconvénients :

  • le petit nombre de professionnels formés à cette technique,
  • un coût 2 fois plus élevé qu'avec une méthode traditionnelle avec cependant une performance triple - environ 60 EUR/m² pour les matériaux et en fonction de la toiture (pans multiples, pente...) 200 EUR/m² posé par un professionnel.

En bref, très performant, le sarking est une solution idéale pour certaines régions et répond aux normes des bâtiments BBC. Si elle n'est pas très complexe, sa pose longue et minutieuse en de multiples couches nécessite l'intervention d'un professionnel. Cette méthode permet, par ailleurs, de bénéficier du crédit d'impôt de 15 % sur le matériel et la main d'œuvre sous conditions, dont R ≥ à 6 K.m/W.

L'isolation thermique d'un toit par l'intérieur

Pose de laine de verre sur plancher de combles.

Pose de laine de verre pour isoler des combles.
Il s'agit ici de combles perdus non aménageables.

Le prix moyen au m2 d'une isolation de toiture par l'intérieur varie considérablement selon les professionnels. Comparez tout de suite plusieurs entreprises, sans engagement, en vous rendant sur cette page pour obtenir des devis en ligne sans engagement et une estimation moyenne. Il s'agit de la technique la plus utilisée en rénovation car elle est généralement la plus facile à mettre en œuvre et la plus économique.

Les combles perdus

L'objectif est de protéger la partie habitable des combles non chauffées. En conséquence, seul le plancher des combles est concerné, un traitement supplémentaire de la charpente créerait une rétention inutile de la chaleur dans les combles qui par ailleurs ne seraient plus aérés et pourraient être l'objet d'humidité et de moisissures. Pour obtenir une estimation en ligne pour tous vos travaux de charpente (réfection, transformation ou traitement de charpentes), vous pouvez vous rendre sur ce site spécialisé.

Pour le plancher, il existe 2 techniques :

  • Pose de panneaux isolants en continu sur le plancher ; il est recommandé pour assurer une meilleure continuité de ceux-ci de poser une deuxième couche croisée dessus ;
  • Insufflation d'un isolant sur le plancher à l'aide d'une machine à projeter ; avec cette solution, il ne doit y avoir, dans les combles, aucun courant d'air qui déplacerait le produit potentiellement volatile.

Les combles aménageables

Dans ce cas, l'objectif est de protéger les combles eux-mêmes tout en les laissant libres pour un éventuel aménagement. Mise en oeuvre sur la pente du toit, la technique retenue va dépendre de la structure de la charpente et notamment du positionnement des chevrons :

  • posé entre les chevrons s'ils sont réguliers avec un écartement suffisant,
  • fixé sur les chevrons à espacement insuffisant ou trop large.

Seront ensuite posés un pare-vapeur, si la solution retenue est un isolant minéral, et le matériau constituant le plafond rampant des combles (plâtre, bois...). Dans le cas où la partie inférieure n'est pas chauffée, il faut ensuite isoler le sol des combles soit en posant une protection thermique sur le plancher recouvert par exemple d'un parquet soit en agissant sur le plafond de l'étage inférieur.

Les matériaux utilisés

Les principaux matériaux utilisés dans ce contexte sont les suivants :

  • la laine de verre ou de roche, matériaux les moins chers et les plus répandus en France,
  • les mousses alvéolaires comme le polyuréthane, le polystyrène extrudé ou expansé,
  • les matériaux d'origine durable, notamment les laines de chanvre, de mouton et de bois, le liège ou les fibres de bois, la ouate de cellulose, le coton recyclé ...

Chacun de ces matériaux présente des avantages et des inconvénients, ainsi que des caractéristiques particulières. Il est donc nécessaire de vérifier auprès d'un professionnel s'il est approprié à l'utilisation envisagée.

Les avantages et les inconvénients de l'isolation par l'intérieur

Les principaux avantages de l'isolation par l'intérieur sont :

  • son excellent rapport performances / coût,
  • sa facilité de mise en œuvre avec une bonne performance thermique sans intervenir sur la toiture elle-même,
  • l'absence d'autorisation de travaux en raison de l'absence de travaux extérieurs,
  • réalisation parallèle de travaux d'agencement de combles aménagés, rendant possible le passage des gaines techniques.

Ses inconvénients majeurs sont le volume pris par l'isolant et la nécessité de libérer les lieux pendant la réalisation des travaux.

Conseils d'installation et de pose

Avant de se lancer dans des travaux d'isolation thermique de toiture par l'intérieur, il faut :

  • s'assurer au préalable du bon état de la couverture, de la charpente et des chevrons et réaliser les travaux et remplacements nécessaires,
  • vérifier la bonne ventilation des combles quelle que soit la technique adoptée pour éviter humidité et moisissures, mais aussi assurer une bonne qualité de l'air,
  • poser un pare-vapeur côté « chaud » (c'est-à-dire à l'intérieur) de la pièce avec un isolant minéral (attention pas de pare-vapeur pour la 2ème couche)
  • prendre garde à la résistance au feu peu élevée de certains matériaux comme le polyuréthane ou le polystyrène, qui sont moins efficaces sur le plan phonique et acoustique,
  • utiliser des matériaux incombustibles (anti feu) autour des cheminées.

Coût moyen au m2 et aides

Le coût moyen d'une isolation d'une toiture par l'intérieur est fonction des matériaux utilisés (épaisseur, densité, nature...), de la facilité de mise en place mais aussi du type de combles :

Ces travaux peuvent ouvrir droit à un crédit d'impôt et à diverses aides détaillées sur le site officiel de l'ADEME : aide financière pour l'isolation des toitures.

Les panneaux sandwich : à quel prix ?

Pour consulter rapidement des exemples de prix pour l'isolation d'une toiture par panneaux sandwich, cliquez ici. Pour la construction de maison à basse consommation ou même à énergie passive, il s'agit là de l'une des meilleures méthodes.

Le principe du panneau sandwich

Déperdition d'énergie vue par imagerie thermique infrarouge.

L'imagerie thermique met souvent en évidence
une déperdition énergétique au niveau des combles.

Comme son nom l'indique, le panneau sandwich enferme l'isolant thermique en sandwich entre une face inférieure décorative qui servira de plafond et une face extérieure sur laquelle seront fixés les supports de couverture. Il est donc constitué :

  • d'une sous face (plaque de plâtre, de lattes de bois massif / lambris / voliges, d'aggloméré),
  • d'un isolant (couche de polystyrène graphité ou expansé, mousse de polyuréthane, liège, fibre de bois ou en laine de roche) avec une épaisseur comprise entre 6 et 20 cm,
  • d'une couche hydrofugée pour le parement supérieur sur laquelle sont parfois fixés des contre-liteaux,
  • de raidisseurs latéraux en bois.

L'assemblage et la pose des panneaux sandwich

Les panneaux se posent par l'extérieur sur la charpente traditionnelle qui doit pouvoir supporter leur poids (inutilisables avec fermettes). Les panneaux s'assemblent entre eux à l'aide de rainures et de languettes de bois ou de PVC. Ils seront fixés en quinconce le plus souvent sur les pannes de la charpente / les chevrons :

  • dans le sens de la pente (3 points d'appui au moins), s'ils sont dotés de liteaux sur leur partie supérieure,
  • parallèlement ou perpendiculairement à la pente sans contre liteaux.

Il faut ensuite calfeutrer l'ensemble à l'aide de bandes aluminium adhésives ou de mousse expansive.

Les avantages du panneau sandwich

Le panneau sandwich utilisé en protection thermique des toits présente de multiples avantages :

  • performance exceptionnelle autorisant la continuité avec la protection thermique des murs, idéal pour les maisons BBC ou passives,
  • absence de ponts thermiques,
  • facilité et rapidité de pose et de mise en œuvre avec une garantie de résultat,
  • possibilité de pose de la couverture directement sur les panneaux,
  • protection de la charpente et allongement de sa durée de vie,
  • gain de volume important à l'intérieur.

En contrepartie de leur efficacité il faut compter un coût plutôt élevé, d'environ 90-100 EUR / m² fourni posé pour un produit de qualité. Il nécessite l'intervention d'un professionnel et de moyens de levage en raison du poids de certains panneaux.

Conseils de mise en œuvre

Pour obtenir une bonne performance, il est nécessaire de :

  • poser des isolants avec une résistance thermique R ≥ 6 K.m²/W pour permettre la conformité avec la norme RT 2012 ; elle dépend en partie du matériau utilisé mais aussi de son épaisseur qui doit être de 250 mm au moins (si épaisseur = 250, R peut atteindre 7,8 selon les fournisseurs et pour une épaisseur de 300 mm, 9,37 K.m²/W cf. panneaux sandwich Béopan) ;
  • prêter une grande attention aux points particuliers de la couverture comme la cheminée, les fenêtres de toit, les sorties de ventilation... ;
  • choisir une densité et une épaisseur assurant le meilleur déphasage (temps mis par la chaleur pour traverser la barrière thermique) hiver comme été ainsi qu'une bonne performance acoustique et phonique ; il faut par exemple 12 heures à la chaleur pour traverser 200 mm de chanvre.

Isoler thermiquement un toit terrasse

Pour consulter des prix moyens d'isolation thermique de toit terrasse, vous pouvez cliquer ici. De plus en plus utilisées, même si elles sont encore interdites dans certaines communes (voir les règles d'urbanisation de la commune de construction) les toitures plates offrent une surface extérieure très appréciable dans les centres urbains très denses. Elles peuvent devenir de véritables espaces paysagers ou verts contribuant notamment à la rétention de l'eau de pluie dans les zones fortement bétonnées. Isoler ces couvertures revêt certaines spécificités dont il faut tenir compte pour obtenir une bonne performance énergétique et thermique.

Les différentes isolations du toit plat

Le choix d'une solution technique va évidemment dépendre de la destination de cette terrasse, notamment son accessibilité, son aménagement, sa végétalisation éventuelle et des charges à supporter (passage piétonnier...). Plusieurs solutions peuvent être mises en oeuvre pour une toiture plate :

  • L'isolation sur toiture froide est à proscrire car elle présente des risques de condensation ; elle se pose sur un toit plat déjà protégé par l'intérieur ; dans ce cas le matériau extérieur doit avoir une résistance thermique au moins égale à deux fois celle du matériau intérieur.
  • L'isolation en toiture chaude, la plus recommandée, consiste à positionner l'isolant entre la couche d'étanchéité et le support.
  • L'isolation en toiture inversée fragilise l'isolant qui n'est pas protégé de l'humidité car il est posé sur la couche d'étanchéité ; c'est souvent le cas lors d'une rénovation si la couche d'étanchéité est en bon état.
  • La toiture végétalisée ou verte offre une double protection thermique et acoustique car les performances sont renforcées par la végétation et la couche de substrat posée sur la membrane d'étanchéité, elle-même installée sur l'isolant.

Le principe mis en oeuvre

La protection thermique d'un toit terrasse est constituée par la superposition de plusieurs couches sur le support béton ou bois :

  • un pare-vapeur protégeant l'isolant de la vapeur en provenance du support (il doit remonter sur les murs de la terrasse pour protéger sur les côtés),
  • un matériau possédant une résistance thermique R≥ 3,5 K.m²/W,
  • une membrane d'étanchéité bitumineuse ou synthétique en EPDM (relevée de façon suffisante sur les murs latéraux),
  • une couche protectrice de la membrane d'étanchéité en fonction de l'usage de la terrasse (gravier, dalles, peinture, terrasse bois, substrat + végétalisation).

Le matériau choisi devra présenter une résistance à la compression si la terrasse est aménagée. Dans ce cas privilégier un isolant rigide (panneaux de liège, verre cellulaire, mousses de synthèse...). Par ailleurs, le polystyrène extrudé est idéal pour une toiture inversée.

Conseils de mise en œuvre et de pose

L'isolation des toits plats nécessite certaines précautions comme :

  • la vérification de la pente (au moins 1,5 %) pour faciliter l'écoulement de l'eau (dans le cas de mauvaise pente il existe des solutions avec pente intégrée) ;
  • la présence d'acrotères (murs plus haut sur les bords) ;
  • mise en oeuvre par l'extérieur pour éviter les chocs thermique sur la dalle ;
  • le choix de matériaux hygrophobes et respectant les fortes contraintes climatiques pour éviter la diffusion de la chaleur à la dalle ;
  • la sélection d'une solution susceptible de supporter les charges envisagées ;
  • la parfaite étanchéité pour éviter les infiltrations et assurer l'écoulement des eaux ;
  • la réalisation d'une étanchéité supplémentaire recouverte de gravier / dalles sur l'isolant en cas d'une mauvaise couche d'étanchéité initiale.

Les matériaux naturels et écologiques, en neuf ou en rénovation

Encore méconnus, les matériaux naturels et écologiques, dits bio-sourcés peuvent néanmoins rivaliser avec les isolants synthétiques ou les laines minérales tout en étant parfaitement sains pour la santé, et bénéficiant de surcroît très souvent d'un bilan écologique favorable grâce à une énergie grise (fabrication, transport...) beaucoup plus faible. Ces matériaux éco et parfois biologiques offrent-ils la même qualité thermique et sont-ils une alternative correcte aux autres produits ?

Les différents types d'isolants naturels

On distingue quatre sortes d'isolants biologiques, ceux d'origine végétale ou animale, les matériaux renouvelables et enfin les produits minéraux comme l'argile expansé ou des matériaux plus rarement utilisés comme la perlite ou le verre cellulaire.

Les matériaux issus de végétaux comprennent notamment les laines de bois, de chanvre, de lin, de coton, la paille, la paille de lavande, les fibres de bois ou encore le bambou et le roseau.

Parmi les produits d'origine animale, on compte la laine de mouton, ou les plumes de canard.

Dans les matériaux dits renouvelables sont inclus la ouate de cellulose obtenue par recyclage de papier, le textile recyclé, le liège expansé qui toutefois présente un problème de renouvellement du fait de la lente repousse du liège sur les chênes.

En général les matériaux écologiques permettent les échanges thermiques entre extérieur et intérieur pour facilité la respiration des parois et sont capables d'effectuer une régulation du taux d'hygrométrie.

Comparatif des différents isolants bio-sourcés

Retrouvez ci-dessous un tableau comparatif des isolants thermiques naturels et écologiques les plus utilisés actuellement.

Origine végétale Origine animale
Caractéristiques / matériau Fibres de bois Ouate de cellulose Liège Chanvre Lin Laine de mouton
Présentation Panneaux souples ou rigides Vrac déversé ou insufflé / panneaux Panneaux / vrac Rouleaux / panneaux / vrac Rouleaux / panneaux Rouleaux / panneaux
Utilisation Combles perdus / rampants
Coefficient de conductivité thermique λ en V/m.K 0,038 à 0,046 0,038 à 0,044 0,036 à 0,045 0,038 à 0,048 0,032 à 0,047 0,032 à 0,042
Épaisseur en cm pour R= 6 K.m²/W Calculée avec les formules U = λ / épaisseur et R = 1/U = épaisseur / λ De 23 à 28 De 23 à26 De 21 à 27 De 23 à 29 De 19 à 28 De 19 à 25
Capacité de régulation de l'hygrométrie légère moyenne légère moyenne moyenne élevée
Résistance vapeur d'eau µ (respirabilité) Plus µ grand moins la vapeur peut traverser la paroi De 1 à 8 selon type de panneaux De 1 à 2 De 5 à 30 De 1 à 2 De 1 à 2 De 1 à 2
Classement feu (A = grande résistance à la propagation du feu / F = aucune résistance anti feu ) E De B à E E E De C à D C
Déphasage en heure pour épaisseur 20 cm De 7,5 à 15 selon panneaux 10 pour le vrac et 12 en panneaux 9 pour vrac et 13 pour panneaux 7 pour rouleaux et panneaux, 8,5 pour vrac 6 5
Quantité d'énergie consommée pour la production moyenne faible et moyenne pour panneaux moyenne faible moyenne faible
Contribution à l'effet de serre Faible voire très faible pour panneaux Faible Très faible Moyen mais très faible pour vrac Faible Faible
Tarif au m² du matériau posé pour R = 6 K.m²/W Fibre de bois : voir des prix Ouate de cellulose : voir des prix Liège : voir des prix Chanvre : voir des prix Lin : voir des prix Laine de mouton : voir des prix

Même s'ils sont sains pour la santé, certains produits naturels ne sont cependant pas toujours écologiques. En effet, certains se renouvellent difficilement comme le liège, d'autres nécessitent des traitements insecticides ou sont mélangés à des liants à base de polyester. Ces liants sont cependant remplaçables par de la laine de mouton.

Tutoriel vidéo : poser des panneaux en fibres de bois et de chanvre

Pour obtenir les prix actuels des panneaux isolants de sous-toiture en fibre de bois ou en chanvre, et comparer plusieurs fournisseurs avec ou sans pose, rendez-vous sur ce formulaire gratuit (rapide, sans engagement). Ci-dessous, retrouvez une vidéo d'une durée de treize minutes et quarante-neuf secondes. Il s'agit d'un véritable tutoriel pour la pose de panneaux de sous toiture écologiques en fibre de bois et en fibre de chanvre, avec de nombreuses astuces et conseils utiles. On peut y voir la présentation du matériau Isonat (30% chanvre, 60% bois et 10% polyester) et de ses nombreux avantages (durabilité, faible affaissement, performances).

Les laines minérales, un tarif d'achat et de pose compétitif

Bénéficiant d'un très faible coût comparativement à d'autres matériaux, les laines minérales sont les plus utilisées pour l'isolation des toitures avec environ 98 % du marché. Elles comprennent deux matériaux, la laine de roche et la laine de verre.

La laine de roche

Excellent isolant thermique et phonique, la laine de roche est composée d'un mélange de calcaire, de basalte et d'argile, fondu à plus de 1 400 °C puis transformé en fibres et mélangé à un liant et des huiles pour obtenir une espèce de matelas laineux. Hydrophobe, elle présente une forte résistance au feu ainsi qu'un maintien de ses caractéristiques dans le temps. Elle constitue par ailleurs un excellent rempart au développement des insectes.

En contrepartie de ses excellentes qualités, elle ne bénéficie pas d'un bon bilan écologique en raison de ses procédés de fabrication. Même s'il est reconnu qu'elle n'est pas cancérigène ni irritante pour l'homme, elle peut provoquer de l'asthme ou des allergies par frottement.

La laine de verre

La laine de verre est obtenue à partir de sables, de verre de recyclage et de fondants. Le mélange est ensuite fondu à 1 400 °C puis transformé en fibres comme pour la fabrication de la laine de roche. Incombustible, élastique et poreuse elle est très utilisée dans le bâtiment car elle présente de bonnes performances phoniques et thermiques. Sans danger pour l'homme, elle a une grande durée de vie. Comme pour la laine, le seul bémol à son utilisation est son mauvais bilan énergétique dû à sa fabrication.

Comparatif laine de roche vs. laine de verre

Caractéristiques / matériau Laine de roche Laine de verre
Présentation Rouleaux / panneaux semi-rigides / vrac à souffler Rouleaux /panneaux semi-rigides / vrac à souffler
Utilisation Combles perdus / rampants
Coefficient de conductivité thermique λ en V/m.K 0,040 0,035
Épaisseur en cm pour R = 6 K.m²/W calculée avec les formules U = λ /épaisseur et R = 1/U = épaisseur / λ 24 21
Capacité d'hygrométrie aucune aucune
Résistance vapeur d'eau µ ; Plus µ grand moins la vapeur peut traverser la paroi 1 1
Classement feu (A = grande résistance à la propagation du feu / F = aucune résistance anti feu) De A à B De A à B
Déphasage en heure pour épaisseur 20 cm 6 6
Quantité d'énergie consommée pour la production Très élevée Moyenne
Contribution à l'effet de serre Très élevée Moyenne
Coût moyen au m² de l'isolant pour R = 6 K.m²/W Isolant laine de roche : voir des tarifs au m2 Isolant laine de verre : voir des tarifs au m2

Les techniques de soufflage, projection et injection des isolants pulvérulents et fibreux

L'isolation d'une toiture ou des combles d'une maison (neuve ou ancienne) consiste à poser une couche d'isolant sur les parties du bâtiment qui sont en principe en contact direct avec l'extérieur. Ces matériaux peuvent se présenter en vrac, en poudre ou sous forme de fibres nécessitant d'autres techniques de pose comme le soufflage, la projection ou l'injection.

La technique du soufflage

Lorsque l'habitation comporte des combles perdus, c'est-à-dire non aménageables, cette partie du bâtiment ne sera pas chauffée en hiver ni rafraichie en été, elle va donc transmettre du froid ou de la chaleur aux pièces en dessous si aucune couche protection ne les sépare. Dans ce cas, il s'agit donc de recouvrir toute la surface du plancher des combles d'un matériau isolant soit sous forme de rouleaux soit en vrac. Dans le cas où elle est recouverte d'isolant en vrac, celui-ci est soufflé de façon régulière, continue et homogène grâce à une machine appropriée (une cardeuse) sur une épaisseur d'environ 32 cm. Il est possible d'utiliser différentes sortes de laines naturelles ou minérales.

Cette technique présente les avantages suivants :

  • insertion du matériau dans tous les recoins et interstices évitant ainsi les ponts thermiques,
  • emprisonnement de l'air par brassage lors de la pose, renforçant ainsi les performances,
  • efficacité en été comme en hiver
  • faible tassement de la couche donc bonne pérennité dans le temps.

Atttention, cette méthode doit de préférence être effectuée par un professionnel avec une machine adéquate et une technique précise.

La projection

Une autre des méthodes est la projection pneumatique de mousse isolante, très utilisée au Canada et aux USA. Méthode parmi les plus performantes elle consiste à projeter le matériau (polyuréthane, laines de verre ou de roche) en mousse avec un liant en emprisonnant de l'air / du gaz dans les cellules selon les principes utilisés par exemple dans les réfrigérateurs. Lors de la projection la mousse va gonfler et recouvrir toutes les surfaces en suivant les formes et contours de la toiture. Elle peut être utilisée dans les combles, perdus ou aménagés, pour les toits plats. Elle est évidemment appliquée par un professionnel qui dispose de la machine à projeter et saura conseiller le type de mousses à utiliser, notamment relativement à leur classement au feu.

Pour obtenir une idée de coût et comparer en quelques clics plusieurs propositions et devis en ligne, sans aucun engagement, cliquez sur le bouton vert situé ci-dessus.

Ses principaux avantages sont :

  • sa stabilité dans le temps avec très peu de dégagements de composés volatiles,
  • son absence de tassement dans le temps,
  • la pérennité de sa performance thermique,
  • l'absence de ponts thermiques à long terme (suppression totale des joints).

L'injection d'isolants pulvérulents ou fibreux.

La technique par injection permet quant à elle d'injecter le matériau entre la toiture et les rampants des combles aménagés. Deux techniques peuvent être utilisées :

  • La première consiste à injecter de la ouate de cellulose par exemple entre les chevrons qui auront été recouverts d'un panneau en fibres de bois sur lequel sera ensuite posée la couverture. Auparavant une membrane d'étanchéité à l'air et à la vapeur ainsi qu'un vide d'air auront été prévus sous la finition du rampant.
  • La deuxième, très utilisée notamment en Allemagne, est réalisée par l'extérieur mais sans découvrir totalement la toiture puisqu'en fait il s'agit d'injecter des matériaux en vrac dans des sacs (ISOSAC par exemple) qui agissent comme pare-vapeur et pare-pluie. Il existe des sacs avec une surface aluminium qui réfléchissent la chaleur et offrent ainsi une meilleure performance été comme hiver selon le principe des isolants minces.
  • Pour voir des exemples de prix récents, utilisez le bouton vert situé en haut de page (rapide, gratuit).

Conseils sur les isolants minces et l'écran de sous-toiture

Coupe d'un toit montrant les différentes couches.

Vue en coupe des couches successives d'un toit

Pour recevoir rapidement une estimation de tarif de plusieurs pros pour la pose d'un isolant mince ou d'un écran de sous toiture, utilisez le bouton vert situé plus haut dans la page. Nouvelles solutions, faisant débat depuis une dizaine d'années, les isolants minces permettent-ils le même usage que les autres types de produits ? Ont-ils les mêmes performances ? Sont-ils des compléments au même titre que les écrans sous-toiture ou les films en polyuréthane ?

Les écrans sous-toiture

Commençons par aborder l'écran sous toiture qui est une membrane souple posée sur la charpente et sous la couverture de la toiture, différente de la membrane d'étanchéité utilisée en région montagneuse. Son rôle étant d'assurer une certaine protection à l'air des isolants en dessous, il est caractérisé par les lettres E (étanchéité), Sd (perméabilité à l'eau) et TR (résistance à la traction et à la déchirure), accompagnées des chiffres 1, 2 ou 3. Il se présente sous 4 catégories :

  • les feutres bitumineux, très étanches mais peu perméables à la vapeur d'eau,
  • les synthétiques en polyéthylène, plus légers et conseillés en rénovation,
  • les synthétiques HPV (hautement perméables à la vapeur d'eau) pouvant se poser directement sans condensation,
  • les écrans réfléchissants

Il présente des avantages comme :

  • étanchéité à l'air et amortissement des rafales de vent → limitation du déplacement des tuiles,
  • limitation des accidents liés à la pénétration de l'eau de pluie sous la toiture par le recueil de celle-ci et son évacuation vers les gouttières,
  • limitation des pentes de toiture grâce au renforcement de l'étanchéité,
  • perméabilité à la vapeur d'eau pour une meilleure performance,
  • réduction de l'entrée des insectes et animaux (nuisibles, rongeurs, oiseaux, etc.)

Les isolants minces

Les isolants minces réfléchissants se présentent sous la forme de :

  • deux feuilles d'aluminium ou de plastique aluminisées enserrant diverses couches composées de mousse, de feutre d'origine minérale, végétale ou animale, de feutre de synthèse, de polyéthylène (bulles),
  • rouleaux faciles à manipuler, à découper et à agrafer sur le support,
  • sans fibre irritante.

Leur résistance thermique R est directement fonction de la nature, du nombre et de l'épaisseur de ces couches internes. Elle reste très inférieure aux normes de la construction (de 0,1 à 1 K.m²/W utilisés seuls à 2 au maximum utilisés avec une lame d'air statique de part et d'autre de l'isolant mince). Même si leur rapport R / épaisseur est bon et leur performance accrue par leur nature réflective et par leur propriété pare-vent, le CSTB recommande de les utiliser uniquement en complément d'une autre solution (voir la page consacrée aux isolants minces). Dans ce cas il faut respecter les consignes suivantes :

  • pose impérative côté intérieur par rapport à l'isolant classique,
  • absence de pare-vapeur sur l'isolant épais (en cas de présence de pare-vapeur, lacération obligatoire de celui-ci),
  • maintien d'une lame d'air suffisante entre les 2 couches ( ≥ 20 mm).

Nota : Ne jamais utiliser de film polyane en sous-toiture car il ne laissera pas passer la vapeur d'eau ce qui entraînera une dégradation de l'installation et un risque de condensation.

Rénovation thermique : crédit d'impôt et aides financières

Pour réaliser vos travaux d'optimisation et de rénovation thermique, vous pouvez bénéficier sous certaines conditions d'aides financières spécifiques ou de crédit d'impôt. Voici un petit tour d'horizon. Vous pouvez également réaliser de très importantes économies en comparant plusieurs entreprises : remplissez ce formulaire gratuit pour mettre plusieurs professionnels en concurrence (c'est sans engagement).

Le crédit d'impôt

Pour les locataires ou les propriétaires occupants, la mise en place d'une solution d'économie d'énergie peut ouvrir droit à un crédit d'impôt de 25 % dans le cadre d'un bouquet de travaux c'est-à-dire 2 actions au moins parmi l'isolation des parois opaques murs ou toiture, des parois vitrées, remplacement d'équipements de chauffage ou de production d'eau chaude ou des chaudières. Seules les personnes à faibles revenus peuvent effectuer une seule action le crédit d'impôt étant alors de 15%. Ce crédit d'impôt sera accordé si :

  • la résistance thermique du matériau est ≥ 6 K.m²/W pour les plafonds de combles et rampants,
  • la résistance thermique du matériau est ≥ 7 K.m²/W pour les planchers de combles perdus.

Les aides financières possibles

Ces travaux peuvent également bénéficier d'aides comme :

  • l'éco-prêt à taux 0 pour des travaux apportant une performance énergétique améliorée,
  • la TVA à 5,5 % pour les travaux/équipements réalisés dans les habitations de plus de 2 ans et facturés par un professionnel,
  • la prime exceptionnelle (1 350 € pour les occupants aux revenus moyens) de rénovation énergétique de la résidence principale,
  • des aides de l'ANAH, de la commune, du département ou de la région de résidence (Conseil Général, Conseil Régional),
  • des prêts d'amélioration énergétique.

Toutes ces aides sont évidemment fonction des conditions de ressources et des travaux réalisés (en bouquet ou non). Pour en connaître les conditions d'application, il est possible de télécharger le guide complet sur les « aides financières pour l'habitation de 2017 » sur le site officiel de l'ADEME.