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Les matériaux de couverture adaptés en zone montagne

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La toiture bac acier, le bon rapport qualité / prix

Toiture en bac acier en zone montagne : le bon rapport qualité - prix.

Bac acier en zone montagne, Isère, altitude 1600 m. Les bacs
acier sont durables et bénéficient d'un rapport qualité / prix
plutôt performant. On notera la présence de deux panneaux
solaires et des arrêts de neige au-dessus de l'entrée.

Le prix au m2 d'une toiture bac acier, en zone et climat de montagne, fluctue en fonction des facteurs suivants : surface de couverture, qualité et nature exacte de la tôle, présence d'une isolation ou encore d'un dispositif anti condensation. Pour estimer précisément le coût de votre projet, avec ou sans pose, il est fortement conseillé de comparer plusieurs fournisseurs et couvreurs spécialisés. Pour ce faire, utilisez notre formulaire de mise en concurrence. Le service est rapide, performant, gratuit et sans aucun engagement. Il vous permet de comparer les offres de plusieurs entreprises en quelques clics, près de chez vous.

Initialement réservé aux bâtiments industriels, la toiture en bac acier est devenue en montagne un incontournable en raison de sa propriété ingélitive. Il se présente sous la forme de tôles en acier galvanisées, laquées et nervurées d'épaisseur minimale de 0,75 mm s'il doit être posé sur pannes et de longueur maximale 8 m. Les tôles s'emboitent entre elles pour assurer l'étanchéité et doivent bénéficier d'une isolation double peau avec complément d'étanchéité sur chanlattes conforme à la norme NF DTU43-11 et aux recommandations du CSTB. Certains panneaux sandwich avec un parement bac acier peuvent être installés en climat de montagne.

Les avantages essentiels du bac acier en montagne sont :

  • sa bonne tenue au cycle de gel / dégel, à la neige et à la grêle,
  • sa légèreté n'imposant pas de surcharge à la charpente qui devra par ailleurs supporter le poids de la neige en hiver,
  • son insensibilité aux moisissures en période d'humidité,
  • son manque d'adhérence permettant à la neige de s'évacuer facilement (attention, au niveau du nombre de crochets à neige par m2, pose obligatoire d'au moins 4 à 6 crochets à neige par m²),
  • sa durabilité en zone non polluée,
  • son étanchéité.

En parallèle le bac acier présente quelques inconvénients comme :

  • le bruit lors des intempéries (faible isolation acoustique et phonique),
  • la dilatation,
  • les risques de corrosion, rouille ou oxydation du bac acier aux points de fixation (vis tire-fond, chevalet, ...) et aux arrêts de neige,
  • l'interdiction de certains PLU.

La pente minimale de la toiture en bac acier va dépendre de la configuration de la couverture comme par exemple l'absence de pénétrations, la longueur des plaques par rapport à celle des rampants, la hauteur de nervure. Dans tous les cas en climat de montagne, il convient de se référer au DTU concerné et de faire réaliser une étude par un bureau spécialisé. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter nos pages consacrées à la couverture bac acier et au prix d'une toiture bac acier.

Le bardeau bitumineux d'asphalte ou shingle

Couverture en bardeau d'asphalte bitumineux, de type shingle.

Le shingle ou bardeau d'asphalte bitumineux, un matériau
très fréquent dès que l'on s'élève en altitude.

Le prix au m2 d'une toiture en bardeau d'asphalte ou shingle se calcule en fonction de plusieurs facteurs. Pour obtenir plusieurs estimations personnalisées, émises par des fournisseurs et des couvreurs de votre région, cliquez ici. Ce service gratuit et sans aucun engagement vous permettra de faire baisser le coût de votre projet de façon parfois spectaculaire grâce à la mise en concurrence.

Constitué d'une armature en voile de verre enrobée de bitume et surfacée de granulats minéraux en extérieur et d'une couche de protection (silice, liège, film) en face intérieure. Le bardeau bitumineux peut se présenter sous un aspect et des formes semblables aux matériaux traditionnels (ardoise) qui lui permettent de s'adapter aux différentes régions grâce à des gammes très larges de couleur. Très utilisé aux États-Unis et au Canada dont on connait les longues périodes de froid et d'enneigement, ses principaux avantages sont :

  • son caractère ingélitif,
  • son imperméabilité aux poussières, à la neige et à la pluie,
  • sa résistance aux impacts de grêle,
  • sa légèreté (absence de surcharge pour la charpente) accompagnée d'une faible prise au vent,
  • son insensibilité aux variations de température,
  • sont coût et sa facilité de pose,
  • son adaptabilité à toutes les pentes de toiture, faibles ou fortes,
  • sa bonne isolation phonique et acoustique (grêle, pluie forte),
  • sa bonne résistance au feu et son imputrescibilité.

Comme l'ardoise ou les lauzes, il se pose en recouvrement, cloué au dessus du pureau (partie visible du matériau) sur support continu et doit se conformer à la NF DTU 43-11 en termes de complément d'étanchéité. La couverture sera réalisée en double toiture ventilée en zone montagne.

Les lauzes : attention au tarif

Couverture en bardeau d'asphalte bitumineux, de type shingle.

La toiture en lauzes traditionnelles, de plus en plus rare sur les
toitures de montagne neuves en raison de son coût élevé.
Ici, aux Deux-Alpes, dans le massif des Ecrins, altitude 1650 m.

Pour obtenir une estimation du prix d'une toiture en lauzes, utilisez cette page ; elle vous permet, en quelques clics, de comparer les tarifs de plusieurs artisans couvreurs, près de chez vous (gratuit, rapide, sans engagement).

Les lauzes sont des pierres de schiste, de calcaire ou de granite, éventuellement de grès rose. Elles se présentent sous forme de plaques de dimensions irrégulières qui peuvent aller de quelques millimètres à plusieurs centimètres d'épaisseur et d'une longueur de 20 cm à 1m. Selon le matériau d'origine, elles ne sont pas gélives et c'est la raison pour laquelle elles ont été utilisées en couverture pour des pentes de 35 % (20°) à 38 % pour une question de résistance de la charpente. Elles sont traditionnellement posées de l'égout jusqu'au faitage sur un voligeage posé sur les chevrons selon 3 méthodes : empilées en charge, clouées (chevillées) ou fixées par un mortier. Sur certains bâtiments, comme les chapelles, leur support est constitué par une voute.

Les avantages essentiels de la lauze sont :

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  • son esthétisme et son caractère naturel, bien adapté aux paysages rocailleux des montagnes,
  • sa bonne tenue au gel / dégel,
  • sa résistance aux champignons et moisissures,
  • sa longévité et sa solidité.
  • En parallèle la couverture en lauzes présente de sérieux inconvénients :

    • son poids en raison du poids des pierres elles-mêmes (de 20 à 70 kg la pierre) et du recouvrement au 3/4 nécessaire de chacune des lauzes pour assurer l'étanchéité. En conséquence, la charpente devra être très solide d'autant plus que le poids de la neige viendra se surajouter en hiver,
    • sa difficulté de mise en œuvre imposant des couvreurs spécialisés, chaque pierre étant ajustée sur place,
    • sa préparation, chaque lauze devant être percée ou pré-percée pour le clouage,
    • son coût élevé résultant des points précédents.

    La couverture en lauze est aujourd'hui très peu utilisée pour des bâtiments neufs en raison du budget nécessaire. On lui préfère généralement l'ardoise naturelle ou synthétique, plus légère et moins chère en termes de prix.

    La tôle ondulée galvanisée

    Toit en tôle ondulée galvanisée atteinte par la corrosion.

    Tôle ondulée en acier galvanisé, attaquée par la rouille.

    Pour obtenir rapidement plusieurs estimations de prix au m2 pour une toiture en tôle ondulée galvanisée, cliquez sur le bouton vert situé tout en haut de cette page ; vous recevrez en quelques clics des offres concurrentes qui vous permettront d'estimer le budget nécessaire à votre projet, mais aussi de mettre plusieurs sociétés en concurrence et de faire ainsi baisser le tarif final.

    La couverture en tôle ondulée galvanisée a longtemps figuré parmi les matériaux leaders en montagne et en altitude, notamment sur les bâtiments agricoles, fermes, étables et autres mazets. Parmi ses avantages, citons sa facilité de pose, son prix au m2 plutôt bas, et sa légèreté. La pose et la fixation des plaques de tôle ondulée se fait généralement au sommet d'une onde et peut se faire au rivet, à la vis spéciale autoperceuse, au tire-fond, au clou à tôle, au chevalet. La pose peut se faire à joint debout ou même sur tasseaux bois, à l'instar du zinc.

    La plaque d'acier galvanisé présente toutefois de nombreux inconvénients. Malgré une longévité intéressante, avec le temps, la couche galvanisée au zinc se délite sous l'action de l'eau, de l'acidité et de la pollution, mettant à nu la couche d'acier qui est alors attaquée par la corrosion. La formation de rouille (corrosion par l'oxydation) puis de trous peut alors débuter rapidement et les tôles perforées sont monnaie courante, avec tous les dégâts liés à l'infiltration d'eau que l'on peut imaginer. Notez qu'il existe des peintures spéciales permettant de peindre par-dessus une tôle rouillée, afin de retarder la perforation de la tôle et de prolonger sa durée de vie de quelques années.

    La toiture en tôle ondulée galvanisée souffre également de problèmes acoustiques et phoniques (bruit de la pluie, grêle), d'une isolation thermique inexistante, et de phénomènes de condensation significatifs. Citons également un aspect assez médiocre sur le plan esthétique, surtout lorsque la rouille et la corrosion s'installent. Pour toutes ces raisons, il s'agit d'une solution actuellement sur le déclin, au profit du bac acier.

    D'autres produits similaires et apparentés sont présents sur le marché ; parmi ceux-ci, on pourra citer la tôle galvanisée plate, imitation tuiles, mais aussi la tôle ondulée bitumée, les plaques en acier galva striées ou nervurées, ou encore la tôle polycarbonate ou polyester, permettant un apport de lumière par ses propriétés translucides et transparentes ; ces dernières sont généralement traitées anti UV.

    Les ardoises

    L'ardoise naturelle

    Ardoises naturelles en climat de montagne : attention au tarif de pose.

    Couverture ancienne en ardoises naturelles. On remarquera les
    crochets pour échelle de couvreur et la technique de pose
    traditionnelle de cette couverture centenaire.

    L'ardoise naturelle est traditionnellement utilisée en couverture dans les Pyrénées et les Alpes, un peu moins dans les autres massifs montagneux français. C'est une couverture en petites plaques de schiste de faible épaisseur. L'épaisseur des ardoises doit au moins être de 2 mm pour respecter la norme NF P 32-301. Toutefois le choix de l'épaisseur nominale est fonction des conditions climatiques, des procédés de pose et de la charge de rupture de l'ardoise au regard de sa largeur. La norme NF 12326 définit en France la densité, la capacité d'absorption d'eau, le comportement aux chocs thermiques (en France code T1 le plus sévère), la teneur en carbonate et en carbone, la présence de défaut, la réaction au dioxyde de soufre… Pour obtenir des conseils personnalisés, pour une construction neuve ou pour obtenir des prix pour une rénovation de toiture en ardoise, vous pouvez utiliser ce formulaire (sans engagement, rapide, gratuit).

    En montagne les pentes des toitures sont généralement importantes pour limiter la surcharge due à la neige et les ardoises utilisées sont de petites dimensions (longueur maximale = 355 mm) avec une épaisseur de 3 à 4 mm mais il convient d'utiliser des ardoises de type extra-fort pour supporter le poids de la neige.

    En chaque point de la toiture, l'étanchéité de la toiture est assurée par la superposition de 3 ardoises pour éviter les remontées d'eau jusqu'à la fixation. En montagne le support de couverture est un voligeage continu selon les consignes de la NF DTU 43-11 avec étanchéité renforcée.

    Les avantages de l'ardoise en climat montagneux sont avant tout son étanchéité et sa résistance au gel/dégel même si son taux d'absorption d'eau a tendance à la fragiliser dans le temps en raison d'une mauvaise résistance à l'accumulation de période de gel/dégel ce qui conduit à lui préférer d'autres matériaux à certaines altitudes comme la lauze, le tavaillon ou encore l'ardoise artificielle. Parmi ses principaux inconvénients il faut bien sûr citer sa fragilité, son poids et sa demande d'entretien pour supprimer les mousses qui pourraient créer des zones d'infiltrations.

    Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter notre dossier dédié aux couvertures en ardoises ou encore celui consacré au prix d'une toiture en ardoises.

    L'ardoise artificielle ou synthétique et le fibro ciment

    Ce produit en fibres-ciment (ou fibro ciment) à l'aspect semblable à celui de l'ardoise naturelle se met en œuvre comme celle-ci. Le produit « altinit » d'Eternit dispose par exemple d'une épaisseur de 5,1 mm ce qui le rend particulièrement résistant au poids de la neige avec une masse beaucoup moins importante à supporter par la charpente. Ses couleurs naturelles ne sont pas en surface ce qui lui assure une patine naturelle avec le temps. Cette ardoise synthétique artificielle est réversible, pour une meilleure réalisation des finitions. Ses principaux atouts sont sa régularité, sa planéité et sa régularité qui évitent tout tri sur site et permettent une pose avec crochets beaucoup plus rapide que l'ardoise naturelle mais aussi son caractère ingélitif, imputrescible et incombustible. À noter aussi que contrairement à l'ardoise naturelle, elle ne risquera pas de se désagréger à cause de la présence de pyrite (rouille ou oxydation).

    Sa cousine, l'ardoise en fibro ciment amiante, a été longtemps utilisée en raison de sa longévité, de sa facilité de pose et de mise en oeuvre, et de son coût ; le produit est aujourd'hui interdit mais reste présent sur de très nombreuses toitures de montagne, notamment bâtiments agricoles mais aussi chalets et alpages d'altitude. Pour obtenir plusieurs estimations de prix gratuites pour un traitement du fibro ciment, un remplacement de couverture amiante ou un désamiantage, utilisez cette page (service d'estimation rapide, gratuit et sans aucun engagement).

    La toiture en tavaillon ou bardeau de bois

    Présentation des tavaillons

    Toit en tavaillons ou bardeaux de bois : attention au prix !

    Détail d'un toit traditionnel en tavaillons ; malgré leur coût élevé,
    les bardeaux de bois restent très présents en raison de la forte
    identité locale qu'ils confèrent à l'habitat concerné (ici en
    Savoie, vallée de Chamonix, massif du Mont-Blanc).

    Le prix au m2 d'une toiture en tavaillons peut s'estimer facilement sur cette page qui vous permettra de recevoir, en quelques clics, des offres sans engagement émises par des artisans spécialisés de votre région.

    Planchette de bois issue du cœur de l'arbre et fendue finement dans le sens du bois pour être étanche à l'eau, le tavaillon, tavillon ou essis est un procédé ancestral et traditionnel de couverture mis en œuvre essentiellement dans les régions montagneuses. Le bois utilisé dépend des régions, les anciens utilisant principalement les essences à disposition sur place comme l'acacia ou robinier, le châtaignier, le chêne, le mélèze, mais aussi le cèdre dans d'autres régions du monde. Le tavaillon est d'une dimension semblable à celle d'une tuile. Plus long, il prend le nom de bardeau de bois.

    Le nombre de tavaillons au m2 dépend de plusieurs facteurs (longueur de recouvrement, pente du toit, type de bardeau de bois, dimensions en longueur et en largeur), mais en moyenne on pose 100 tavaillons par mètre carré m2. La technique de pose se fait généralement à joint croisé, de bas en haut, avec une longueur de recouvrement équivalente à 66% de la longueur totale du tavaillon. La longueur apparente (c'est-à-dire du pureau) est donc égale à un tiers de la longueur totale.

    Les tavaillons ou bardeaux de bois se posent en plusieurs couches superposées de manière à recouvrir les jonctions de la couche inférieure. Le nombre de couches dépend de la pente du toit, plus elle est élevée (pente forte) moins il faut de recouvrement (longueur du pureau plus élevée). En faible pente et dès que l'on approche de la pente minimale, le recouvrement peut être plus court. Il est d'ailleurs conseillé de les poser sur des pentes minimales au moins égales à 45 ° (3 recouvrements). Le clouage des tavaillons sur les chevrons se fait au dessus du pureau manuellement pour la plupart des essences de façon à ne pas fendre le bois. Leur pose doit évidemment se conformer aux normes des couvertures en climat de montagne.

    Les avantages de cette couverture parfaitement naturelle sont essentiellement sa très grande durée de vie (supérieure à une couverture en ardoise), sa légèreté qui allège la charpente en cas de fort enneigement, sa résistance aux intempéries, ses qualités isolantes et enfin son adaptation au paysage. À contrario, elle nécessite un entretien parfois contraignant pour certaines essences, beaucoup de méticulosité pour les points particuliers et le faîtage (généralement posé au lignolet). On peut également lui reprocher le manque de poseurs qualifiés (on parle de tavillonneur ou de tavaillonneur), la difficulté à trouver un fabricant ou un fournisseur, et son interdiction dans de nombreuses régions (PLU).

    Depuis quelques années avec la recrudescence des produits « écologiques » on voit apparaître des essis, tavaillons ou bardeaux sciés qui ne présentent pas les mêmes qualités que les produits traditionnels.

    Vidéo : un tavillonneur en Haute Savoie

    Dans la vidéo présentée ci-dessous, d'une durée de cinq minutes et trente-neuf secondes, on peut découvrir la technique de fabrication artisanale de tavaillons d'épicéa, avec un artisan passionné de Nancy-sur-Cluses en Haute-Savoie, dans la vallée des Aravis.

    Vidéo : le bardeau de bois artisanal en Ariège

    Dans cette seconde vidéo, on quitte les Alpes pour les Pyrénées et le département de l'Ariège. D'une durée de deux minutes et créée par France 3 Midi-Pyrénées, elle présente l'un des derniers artisans tavillonneurs spécialisés dans le bardeau de bois de la région.

    Les autres matériaux de couverture en zone montagne

    De nouveaux matériaux

    Utilisation du zinc en altitude.

    Association du zinc et du bac acier au Refuge du Club Alpin
    Français (CAF), chaume des Trois Fours, massif des Vosges,
    altitude 1200 m.

    Parallèlement au renouveau des produits traditionnels naturels, on voit désormais apparaître sur les toits de montagne, à la faveur de l'amélioration des procédés de fabrication, des tuiles en terre cuite ou des tuiles métalliques. Pour votre sécurité elles doivent porter la marque NF Montagne pour garantir leur aptitude à être installées à des altitudes supérieures à 900 mètres.

    Les tuiles en terre cuite NF montagne résistantes au gel /dégel sont à emboitement avec un galbe faible ou à pureau plat. Leur mise en œuvre devra se conformer à la NF DTU 43-11 et à la description faite par le Centre technique des tuiles et Briques dans son cahier intitulé « Prescriptions pour la mise en œuvre de tuiles terre cuite en climat de montagne ». Elles sont généralement posées jusqu'à une altitude de 1 500 mètres.

    Imitant la lauze ou l'ardoise, les tuiles métalliques présentent l'avantage d'être légères, résistantes aux conditions climatiques et pérennes. Elles seront généralement posées selon les techniques de la double toiture froide ventilée avec complément d'étanchéité.

    Le zinc en climat de montagne

    Il est possible d'utiliser le zinc en couverture de montagne en appliquant toutefois les normes en vigueur et les prescriptions de pose du CSTB en termes notamment d'étanchéité (simple ou renforcée) en fonction des pentes de toiture et de l'altitude. La longueur des feuilles de zinc doit être au maximum de 10 m, leur largeur de 0,5 m et leur épaisseur au minimum de 0,7 mm. Obtenez gratuitement et rapidement plusieurs devis en ligne pour votre couverture zinc, en cliquant sur le bouton vert situé en haut de page. Vous pouvez également accéder à notre dossier consacré au toit en zinc, ou encore poser vos questions sur le forum de la toiture en zinc.

    Le crochet de retenue anti-tempête

    Crochet de pannetonnage et agrafe anti-tempête.

    Crochet anti-tempête sur tuile terre cuite Koramic.

    Petit mais costaud : c'est peut-être ce qui décrit le mieux le crochet de retenue anti-tempête. Egalement appelé crochet de pannetonnage, ou encore agrafe anti-tempête, il est généralement en acier inoxydable et permet dans certains cas de retenir deux tuiles en même temps.

    Il est disponible en plusieurs longueurs et dimensions, selon la section de latte (espacement des liteaux, litonnage), et se vend en boîtes de 100, 200 voire 400 pièces, au prix moyen d'environ 0,30 EUR / pièce. Pour comparer les prix des crochets anti-tempêtes de plusieurs fournisseurs, cliquez sur le bouton vert situé tout en haut de cette page et décrivez votre recherche dans le formulaire. Il permet littéralement de plaquer fermement les tuiles contre les liteaux, ce qui confère à la toiture une résistance à des tempêtes générant de vents supérieurs à 200 km/h (certains fabricants annoncent une résistance jusqu'à 260 km/h).

    Parmi les principaux fabricants et marques d'agrafes de tuiles anti-tempêtes, citons Erlus Universal ou encore Croch' Tuiles de Dimos. Pour obtenir des prix émis par plusieurs fournisseurs, pour de petites quantités ou de grandes quantités, cliquez ici.

    En termes de pose et de mise en oeuvre, c'est le DTU 40.21 qui s'applique et qui détermine le nombre de tuiles fixées par crochets ; par exemple, en zone climatique 1 et 2, il y a obligation de fixer 1 tuile sur 5 avec un crochet anti-tempête ; en zone 3, 1 tuile sur 3, et pour une toiture fortement exposée et en forte pente, comme en zone climat de montagne, il est par exemple recommandé de fixer chaque tuile. La pose peut dans certains cas se faire sur une toiture existante, par l'intérieur, en passant par les combles. Pour en savoir plus sur la technique de pose, vous pouvez visionner cette vidéo sur la pose des crochets anti-tempête.

    Synthèse : tableau comparatif des avantages et inconvénients

    Matériaux Bac acier Bardeaux bitumineux d'asphalte (shingle) Lauzes Ardoises Ardoises ou tuiles béton / ciment Tavaillons / bardeaux de bois
    Poids au m2 entre 5 et 30 kg/m² Très léger entre 100 et 200 kg/m² pour les lauzes en schiste et entre 200 et 300 kg/m² pour lauzes calcaire 50 kg/m² 30 kg/m² 35 kg/m²
    Durée de vie / longévité 50 ans 15-20 ans au moins 100 ans > 80 ans 15 ans pour la coloration / mécaniquement 25 ans jusqu'à 150 ans
    Avantages
    • ingélitif
    • léger
    • insensible aux moisissures
    • ne retenant pas la neige
    • étanche
    • imputrescible
    • peu couteux
    • ingélitif
    • imperméable
    • résistant
    • léger
    • offrant peu de prise au vent
    • peu couteux
    • facile à poser
    • insensible aux variations de température
    • adapté à toutes les pentes
    • imputrescible
    • résistant au feu
    • esthétiques
    • naturelles
    • non gélitives
    • résistantes aux moisissures et champignons
    • présentant une longue durée de vie
    • solides
    • imputrescibles
    • incombustibles
    • esthétiques
    • naturelles
    • résistantes au gel / dégel
    • étanches
    • longue durée de vie
    • imputrescibles
    • incombustibles
    • résistantes au poids de la neige
    • non gélitives
    • régulières
    • planes
    • imputrescibles
    • incombustibles
    • peu coûteuses
    • esthétiques
    • naturels
    • légers
    • résistants aux intempéries
    • isolants
    • étanches
    Inconvénients
    • bruyant
    • sujet à la dilatation
    • corrosif
    • sujet à décoloration
    • présentant une durée de vie restreinte
    • peu esthétique
    • lourdes
    • difficiles à poser
    • nécessitant une préparation (tri et préperçage)
    • très couteuses
    • fragiles
    • coûteuses
    • difficiles à poser car irrégulières et non planes
    • sujettes à la décoloration
    • faible durée de vie
    • contraignants à entretenir
    • requérant une expertise pour la pose
    • couteux

    La pente de toit minimale en climat de montagne

    A chaque matériau et à chaque toit sa pente minimale.

    La pente de toit minimale, une donnée importante en montagne.
    Ici, toiture cintrée à pente variable dans le massif vosgien. On
    notera la présence d'un dispositif d'arrêt de neige constitué d'un
    système de 4 barres à neige parallèles et disposées dans la
    zone à forte pente.

    La norme relative aux couvertures en climat de montagne stipule que tous les matériaux de couverture ne sont pas adaptés à ces conditions climatiques en raison de leur mauvaise résistance à celles-ci et des pentes de toiture exigées selon l'implantation du bâtiment.

    Si vous êtes porteur d'un projet de construction ou de rénovation de toiture en zone montagne, vous pouvez obtenir des avis personnalisés et des offres de prix, pour des matériaux ou une prestation de pose complète, en vous rendant sur cette page. Le service est gratuit, performant, sans engagement, et vous permettra de mettre plusieurs entreprises en concurrence en quelques clics et près de chez vous.

    Un bâtiment est construit en climat de montagne s'il est implanté à une altitude supérieure à 900 mètres. En conséquence, d'après la carte des zones climatiques, les bâtiments en climat de montagne sont en zone III. Il est ensuite nécessaire de préciser la situation exacte du terrain (protégée, normale ou exposée) pour déterminer la pente de la toiture en fonction du matériau de couverture.

    La règle de base, pour le calcul des pentes minimales, est la suivante : à chaque matériau de couverture correspond son propre degré et pourcentage de pente minimum. Ces données sont généralement indiquées par le fabricant et le fournisseur, dans les fiches techniques, les fiches produits et les conseils de mise en oeuvre.

    Ainsi par exemple pour les tuiles canal, la pente de la toiture sera d'au moins 30 % en situation protégée, de 33 % minimum en situation normale et supérieure à 35 % en situation exposée : plus le toit est soumis à des contraintes climatiques importantes, plus la pente doit être forte.

    Il faut également préciser que toutes les recommandations de pente et de recouvrement s'appliquent à des longueurs de toiture inférieures ou égales à 12 mètres. Ces dernières années, avec notamment la construction d'immeubles de tourisme en stations de ski, les matériaux et techniques ont beaucoup évolué et de nombreuses toitures à faible pente, capables désormais de résister à des charges de neige importantes, ont vu le jour, notamment sous forme de toitures terrasses et de toit monopente.

    A consulter sur le même thème

    Cette page fait partie intégrante d'un dossier complet consacré à la couverture en zone montagne et en altitude. Retrouvez ci-dessous la liste des autres pages de ce guide de la toiture en climat de montagne :

    En résumé

    En climat de montagne le bac acier et le bardeau bitumineux se sont imposés en raison de leur facilité de pose et de leur coût vis-à-vis des matériaux traditionnels comme l'ardoise, la lauze et le tavaillon qui cependant font un retour en force. La tuile, quant à elle, monte en altitude depuis 2003 grâce à la norme NF montagne. Pour recevoir gratuitement une étude de votre projet et des offres émises par plusieurs entreprises différentes, cliquez sur le bouton vert ci-dessous (service rapide, gratuit et sans engagement).