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La toiture terrasse, un incontournable de la maison contemporaine

Le prix au m2 d'une toiture terrasse (qu'il s'agisse d'une création, d'un entretien ou d'une réfection) varie en fonction de très nombreux facteurs. Pour comparer tout de suite plusieurs entreprises entre elles et obtenir des idées de tarifs, cliquez ici : estimation du prix d'une toiture terrasse (service rapide, gratuit et sans aucun engagement). De plus en plus utilisé, le toit plat est la signature de la maison design du début du XXIème siècle.

Le Corbusier

En 1923, face au lac Léman en Suisse, l'architecte, Le Corbusier, imagine la Villa Le Lac, petite habitation de 64 m² sur un seul niveau avec toit plat. Cette « machine à habiter », comme il la nomme, préfigure la villa Savoye, construite entre 1928 et 1931 à Poissy dans les Yvelines et illustration de la théorie sur l'architecture moderne qu'il publie avec Pierre Jeanneret en 1927 et dont la couverture plate accessible pouvant accueillir un solarium, un terrain de sport, une piscine ou un jardin constitue l'un des cinq principes.

Ces points sont partiellement une reprise des théories de l'École de Chicago (mouvement architectural de la fin du XIXe siècle qui a notamment généralisé l'usage de l'acier dans les gratte-ciel auxquelles il a associé certains principes hygiénistes comme l'exposition au soleil des pièces).

Le toit plat contemporain

Si le concept fait partie du paysage architectural depuis les années 1920, elle était peu utilisée en raison de problèmes d'étanchéité essentiellement. Avec l'évolution des matériaux, elle se réapproprie la vision révolutionnaire de Le Corbusier pour s'intégrer à la maison design dans un vaste mouvement d'épuration des formes amplifié par la vague écologiste qui demande à la maison actuelle de répondre à des normes énergétiques et vise à réaménager des espaces verts dans les lieux urbains. Il est désormais la cinquième façade de la maison, constituant un véritable lieu de vie avec jardin et espace de plein air ou encore par une simple toiture végétalisée jouant un double rôle d'isolant et de système de rétention d'eau.

Non admise à proximité des sites classés ou dans certaines communes, la couverture plate est devenue la signature des maisons contemporaines associant épuration des contours, ouverture à la lumière zénithale, éco-construction.

L'accessibilité : le toit inaccessible, praticable ou circulable

Utilisation du toit plat pour immeuble industriel et de bureaux.

La toiture terrasse peut parfaitement être mise en oeuvre
pour un bâtiment industriel ou un immeuble de bureaux.

Pour consulter rapidement des idées de prix moyen pour la création ou l'entretien d'un toit terrasse accessible, inaccessible, praticable ou circulable, cliquez ici. Le service vous permet de comparer plusieurs architectes, entreprises et sociétés spécialisées, sans aucun engagement et en quelques clics. Lors de la conception d'un toit plat, il est impératif de penser à son usage et à son accessibilité, celle-ci conditionnant la structure ainsi que les matériaux utilisables.

Le toit inaccessible

Les toits-terrasses sont dit "inaccessibles" s'ils ne sont pas conçus pour supporter une circulation piétonnière régulière. Ils ne seront accessibles ponctuellement (entretien et contrôles) et précautionneusement pour ne pas endommager la couche d'étanchéité, recouverte d'une protection meuble généralement constituée de gravillons (risque de détérioration de l'étanchéité en marchant dessus).

Bien qu'inaccessible, la couverture peut recevoir, pour une meilleure intégration dans l'environnement, une végétalisation, composée de végétaux bas, résistants, fortement colonisateurs, peu exigeants en entretien et arrosage. La couche d'étanchéité est alors protégée par le substrat de plantation. Il peut aussi intégrer des panneaux voltaïques dans le cadre d'une démarche de développement durable ou encore avoir un rôle de rétention des eaux pluviales dans des secteurs très bétonnés.

Le toit plat praticable

Sa couche d'étanchéité étant protégée en tout ou partie par une protection dure, le toit praticable va se caractériser par son accessibilité :

  • Faible accessibilité, piétonnier à certains endroits avec une couche d'usure permettant l'accès pour l'entretien des équipements techniques dont il est le support (machineries d'ascenseur dans les bâtiments collectifs, systèmes de chauffage, ventilation, climatisation …) ;
  • Accessibilité piétonnière sans limitation permettant ainsi la libre circulation des personnes et devenant un espace de vie supplémentaire relié au reste du bâtiment ; Aménagé en solarium, jardin, espace aménagé mais aussi espace technique à l'accès facilité, sa couche d'étanchéité est alors intégralement protégée avec des matériaux permettant la circulation (dalles de béton sur lit de gravier ou sur plots, pavés sur lit de sable, caillebotis…).

Le toit plat circulable

Dans le cadre d'une optimisation totale de l'espace, comme par exemple au dessus d'un parking ou à l'inverse en tant que parking au dessus d'un bâtiment public, la surface peut enfin être plus ou moins carrossable :

  • accessibilité aux véhicules légers avec autorisation exceptionnelle pour des véhicules de pompiers par exemple,
  • accessibilité aux véhicules lourds.

Ces divers usages doivent être prévus lors de la conception du bâtiment, les charges exercées sur les fondations. Celles-ci très différentes les unes des autres n'autorisent pas un changement de destination en cours de construction.

Partie 3 : Quelle typologie de toiture-terrasse à privilégier ?

On distingue globalement 4 typologies de toit-terrasse que l'on peut classer en deux catégories celles qui doivent être utilisées et celle à proscrire.

Les solutions à privilégier

La toiture chaude

Il s'agit d'une couverture plate dont l'isolant thermique est posé directement sur le support sans laisser de lame d'air entre les différentes couches. La membrane d'étanchéité est placée sur l'isolation, avec ou sans couche de désolidarisation, puis le cas échéant lestée. Généralement un pare-vapeur est interposé entre le support et l'isolant. Sont également appelées toitures chaudes celles combinant les fonctions d'isolant et de plancher comme les panneaux sandwich par exemple.

Elle présente les avantages suivants :

  • Protection de l'isolant thermique pat la membrane d'étanchéité et par le pare-vapeur,
  • Protection de l'enveloppe de la construction contre les dilatations, contraintes thermiques, condensation …,
  • Lestage non nécessaire ce qui facilite la mise en place sur des structures existantes non conçues pour des surcharges,
  • Entretien plus aisé notamment dans les zones boisées,
  • Augmentation de l'inertie thermique.

Par contre ce type de couverture fragilise la membrane d'étanchéité qui n'est pas protégée.

La toiture inversée

On parle de toiture est inversée si l'isolant est posé sur l'étanchéité qui joue alors la fonction de pare-vapeur. Elle doit être lestée avec du gravier, des dalles ou pavés pour prévenir le soulèvement de l'isolant (vent, eau) et le protéger des rayons ultraviolets.

Cette toiture inversée présente les avantages suivants :

  • Protection du plancher et de l'étanchéité contre les chocs thermiques, le rayonnement du soleil et les coups,
  • Absence de pare-vapeur.

Par contre elle fait preuve de différents inconvénients comme :

  • Absence de protection de l'isolant qui doit être soigneusement choisi de façon à ne pas absorber l'eau de pluie,
  • Présence de pertes de chaleur dues à l'écoulement de l'eau entre l'étanchéité (entre les joints) et l'isolant ou à l'humidité de l'isolant,
  • Difficultés d'isolation entre la couverture et les parties relevées,
  • Taux d'humidité élevé de l'étanchéité d'où éventuel développement de micro-organismes,
  • Risque de condensation.

La toiture « duo »

Ce type de solution, appelée aussi toiture combinée, est une combinaison des toitures chaude et inversée, avec une isolation thermique sous et sur la membrane d'étanchéité. Elle corrige donc les inconvénients de l'une et de l'autre en renforçant leurs avantages dont la protection de l'enveloppe de la construction des contraintes thermiques et de celle de la membrane d'étanchéité. Utilisé essentiellement lorsque qu'il est nécessaire de placer une importante épaisseur d'isolation, ce système présente toutefois des risques de condensation dus à des échanges de vapeurs plus difficiles (compensables par un isolant deux fois plus épais sur la couche d'étanchéité).

La toiture-terrasse à éviter

La toiture froide

Elle se compose d'une isolation intérieure séparée de la dalle par une membrane d'étanchéité et une lame d'air, l'isolant étant ensuite recouvert d'un pare-vapeur et du plafond. Très utilisée par le passé, cette solution présente de tels inconvénients qu'elle est aujourd'hui totalement déconseillée :

  • Condensation interne due à la trop grande faiblesse de la ventilation créée par la lame d'air,
  • Risque d'altération de l'isolation, de dégradation de la membrane d'étanchéité, de prolifération des moisissures,
  • Risques de fissures des structures portantes et de la dalle liés aux variations climatiques.

En bref, une seule chose à retenir, il faut proscrire la toiture froide. Pour les autres typologies il est conseillé de demander un avis d'expert en fonction du bâtiment et de la région. Cliquez sur le bouton ci-dessous pour poser vos questions et/ou obtenir des offres comparatives en ligne (gratuit, sans engagement et rapide).

Le toit végétalisé, une solution écologique et bioclimatique

Pour recevoir en quelques clics plusieurs devis comparatifs pour estimer le prix au m2 d'un toit terrasse végétalisé, cliquez ici : tarif pour toiture plate végétalisée. Marque du design de la maison contemporaine, le toit plat se développe de plus en plus et devient un espace qu'il faut si ce n'est intégrer à l'habitation du moins à l'environnement en lui octroyant un rôle écologique et bioclimatique.

Toiture végétalisée ou jardin sur le toit

Ces deux types de couvertures sont complètement différents tant dans l'usage que dans la conception :

  • Le toit jardin, accessible aux piétons, dispose d'une végétation semblable à celle d'un jardin. Il nécessite une épaisseur de terre adaptée aux plantations qui peut atteindre un mètre. Son poids (600 kg/m²) impose donc sa mise en place sur des éléments porteurs maçonnés spécialement conçus.
  • La toiture végétalisée est en générale inaccessible sauf pour les travaux d'entretien et de contrôle. Les végétaux de faible hauteur, peu exigeants en eau et en entretien ne nécessitent qu'une faible épaisseur de substrats (de 3 à 20 cm). La solution végétalisée présente une surcharge acceptable (120kg/m²) pour toutes les structures porteuses (bois, bac acier, béton).

La toiture végétalisée, éco-solution

Les toitures vertes sont composées d'un élément porteur, d'un pare-vapeur, d'un isolant thermique, d'une membrane d'étanchéité ainsi que de couches de drainage, de filtration et de substrat végétal ou de terre. Elles présentent de nombreux avantages :

  • Environnementaux

o une meilleure intégration dans l'environnement,

o une restitution des espaces perméables supprimés au sol,

o une biodiversité préservée,

o une absorption des poussières, avec abaissement des températures et augmentation de l'humidité ambiante,

o une grande capacité de rétention de l'eau lors des pluies abondantes (évaporation, transpiration des plantes, évacuation avec retard),

  • Énergétiques

o une amélioration de l'inertie thermique des constructions en été et en hiver,

o une isolation permettant des économies d'énergie jusqu'à 30 % d'énergie en chauffage ou en rafraîchissement,

o une diminution des coûts énergétiques de remplacement des matériaux grâce à une protection du bâtiment et de la couche d'étanchéité contre les chocs thermiques, les rayons UV et les coups,

  • Acoustiques avec une filtration des bruits extérieurs par la couche végétale.

Même si le toit-terrasse végétalisé doit être prévu à la construction et mis en place par des professionnels, son coût est largement rentabilisé par les économies réalisées sur le long terme.

Le gazon synthétique et le shingle, des matériaux économiques

Maison contemporaine avec garage et couverture plate.

Maison d'architecte avec sa
toiture terrasse et garage intégré.

La maison contemporaine parfaitement structurée avec son toit plat vous attire mais vous ne pouvez pas financièrement assumer la charge que représente son aménagement. Pourtant des solutions économiques existent, découvrez-les.

Le gazon synthétique

Une toiture végétalisée assure une exceptionnelle intégration de la construction dans son environnement et lui donne un cachet exceptionnel. Cependant une mise en œuvre traditionnelle est assez complexe et engendre de long temps d'attente. Pourquoi ne pas remplacer cette végétalisation par un gazon synthétique pour bénéficier de :

  • la facilité et la rapidité d'installation,
  • l'assurance d'économies conséquentes,
  • l'aspect impeccable dès le premier jour de l'installation,
  • la facilité d'entretien (aspirateur et jet d'eau),
  • la protection de la couche d'étanchéité et du renforcement de l'isolation thermique,
  • l'isolation acoustique.

Il est nécessaire toutefois de prendre quelques précautions lors de son installation :

  • Vérification de l'étanchéité,
  • Mise en place d'une couche drainante pour une meilleure évacuation de l'eau (vérification de la présence d'une pente),
  • Pose de poutres en bois pour la fixation du gazon et remplissage avec des matériaux mélangés (gravier + sable) compactés,
  • pose d'un géotextile pour éviter la pousse de végétaux,
  • installation du gazon synthétique en ne le coupant pas trop juste, il faut le laisser se détendre quelques heures avant de le fixer aux poutres et de le coller sur les bandes de fixation.

Certains gazons synthétiques (Small grass) ne sont pas fixés mais se posent en « flottant » et sont maintenus par des objets lourds (pots de fleurs..). D'autres sont lestés par un remplissage au sable (Prograss) ce qui permet d'accroître la résistance au feu de ces matériaux.

Le gazon synthétique se présente désormais sous différentes couleurs et dans de nombreuses qualités dont certaines, conseillées pour les habitations, sont classés anti feu. Son coût dépend bien sûr de sa qualité, de son réalisme et de ses caractéristiques. Il faut compter entre 6-7 EUR/m² en bas de gamme et 22-25 EUR en haut de gamme.

Le Shingle

Le shingle est un matériau venu des États-Unis. Il est composé d'une feuille de feutre recouverte de bitume. Ces bardeaux bitumés remplacent de façon très économique les tuiles ou les ardoises. Ils ne peuvent toutefois pas être posés sur des toits dont la pente est inférieure à 20°. Il existe toutefois un matériau équivalent susceptible d'être posé et présentant des caractéristiques isolantes et imperméabilisantes, c'est le rouleau de bitume.

Ce rouleau bitumineux peut se coller après avoir au préalable étalé une couche primaire d'adhérence :

  • à froid, la colle est ensuite étalée à la raclette et le rouleau est posé en prévoyant un recouvrement ;
  • à chaud, le rouleau est posé directement sur la primaire et le chalumeau permettra de faire fondre la couche plastique sous le rouleau de façon à faire adhérer les couches entre elles.

Après la pose du bitume, il faut prévoir les finitions liées à l'étanchéité : pose de profilés sur les bords et dans les angles et bandes d'étanchéité. Il faut également supprimer toutes les cloques apparues au soudage ou collage en les perçant et en appliquant un produit adhésif.

Le prix du rouleau de bitume est d'environ 10 EUR/m² auquel il faut rajouter la primaire (20EUR/5l) et la colle en cas de collage à froid (30 EUR/5l), ainsi que les bandes de fixations et les profilés.

Ces deux matériaux sont donc économiquement très avantageux et faciles à mettre en place mais ils ne répondent pas aux exigences des maisons basse consommation.

Le béton, le bac acier et le zinc, combien ça coûte au m2 ?

Le béton

Le toit terrasse en béton peut être composé d'une :

  • dalle coulée sur place grâce à un coffrage bien étayé et un treillis métallique de renfort,
  • une structure composée de poutrelles en béton armé, précontraintes ou à treillis sur lesquelles viennent se poser des hourdis en terre cuite, en béton, béton bois ou polystyrène puis un treillis pour permettre le coulage de la dalle de compression,
  • de prédalles préfabriquées en béton avec une armature recouverte partiellement pour recevoir la dalle de compression,
  • d'éléments en béton précontraint creux dont la dimension est variable en fonction des portées et des charges et qui recevront la dalle de compression,
  • d'une structure mixte composée de poutres, de tôle nervurée qui joue le rôle du coffrage et de béton.

Sur cette dalle il faudra ensuite poser une isolation (incompressible/dure pour une surface accessible) puis une couche d'étanchéité composée d'un revêtement à base de bitume. Sur le pourtour, les murs verticaux doivent remonter de plus de 15 cm au dessus du niveau de l'étanchéité pour former les acrotères que viendra recouvrir une couvertine (protection et étanchéité).

Le bac acier

Les toitures en bac acier sont composées de tôles d'acier plissées en forme de U et conçues pour s'assembler les unes avec les autres. Les tôles sont en acier galvanisé, laqué, inoxydable ou zingué. Elles sont utilisables sur des structures à faible pente, inférieure à 15%. Elles se présentent en différentes épaisseurs, en largeur de 60 à 110 cm et en longueur de 8 mètres maximum. Très maniables et légères, elles permettent de réaliser une couverture très résistante avec une très longue durée de vie en milieu non pollué.

Parmi ses principaux avantages, il faut noter aussi :

  • sa résistance à la moisissure, à la mousse, aux champignons,
  • son caractère étanche permettant l'écoulement facile de l'eau de pluie,
  • son incombustibilité.

En revanche la tôle acier n'est pas isolante acoustiquement, présente des risques de condensation et ne peut pas être utilisée pour des surfaces accessibles.

Le bac acier va se présenter sous différentes formes :

  • le bac acier à simple peau avec couverture sèche,
  • le bac acier à double peau avec couverture isolée (un isolant est placé entre deux tôles acier, la tôle intérieure étant perforée),
  • le bac acier avec film anti-condensation en sous face,
  • le bac acier avec panneau sandwich composé d'une âme isolante entre 2 tôles d'acier.

Le zinc

Très esthétique avec ses reflets bleu le zinc est une matière facile à manipuler et à poser. Il ne peut toutefois pas être posé sur des toits à très faible pente, inférieure à 5 % (3°). La toiture en zinc est constituée de feuilles de zinc de couleur blanche assemblées entre elles. Elles seront posées sur des supports dont il faut bien choisir la nature car le zinc n'est pas compatible avec tous les matériaux. Par exemple les supports ne peuvent pas être en plâtre, mortier ou béton ni en cèdre rouge, chêne, mélèze ou pin. Les supports utilisables sont peu nombreux, parmi eux on compte les bois comme les peuplier, pin sylvestre et sapin ou l'épicéa.

Si parmi ses avantages on note son étanchéité, sa résistance, sa légèreté ou sa facilité d'entretien, le zinc présente deux principaux inconvénients : son ternissement dans le temps et sa difficulté de pose. Il faut compter environ 30 à 80 EUR/m² pour une solution en zinc en fonction de la qualité et des spécificités liées à la pose.

Isolation des toits plats : comment et à quel prix ?

La tarif moyen au m2 d'une isolation de toiture terrasse varie en fonction de plusieurs facteurs. Pour obtenir rapidement des offres comparatives et sans engagement, émises par des entreprises proches de chez vous, cliquez ici : calcul du coût d'une isolation de toit terrasse. A l'heure où les isolants traditionnels sont décriés du point de vue environnemental malgré les économies d'énergie et l'allongement de la durée de vie des surfaces protégées, deux matériaux semblent relever le défi de la durabilité : le verre cellulaire et les laines ou fibres de bois. Voyons ce qu'il en est.

Le verre cellulaire

Nature et format

Classé comme l'isolant le plus respectueux de l'environnement, le verre cellulaire est composé de verre recyclé et de sable ou silice finement broyé auquel on ajoute une petite quantité de carbone avant de le chauffer à 1 000 °C. Lors de la fusion le gaz en s'oxydant forme des bulles de verre et confère par expansion une structure cellulaire à la matière.

Il se présente sous forme de plaques, panneaux et granulés.

Avantages

Parmi les avantages de ce matériau, il est possible de citer :

  • sa fabrication à partir de verre recyclé et sa capacité à être réutilisé lors de sa dépose et l'absence de gaz nocif ou de liant ce qui en fait un matériau utilisable dans les bâtiments d'éco-construction,
  • sa légèreté (120 à 175 kg/m²),
  • sa longévité,
  • des performances d'isolation des sols et d'isolation thermo-acoustique (coefficient de conductivité thermique de 0,038 à 0,055 W/m.K),
  • son étanchéité totale à l'eau et à la vapeur d'eau,
  • son absence d'attractivité pour les insectes ou rongeurs,
  • sa stabilité dimensionnelle avec une absence de tassement remarquable,
  • son imputrescibilité,
  • sa résistance exceptionnelle au feu.

Même s'il présente un mauvais ratio d'énergie grise pour sa fabrication (1 600 kWh/m3) et un coût nettement plus élevé (25 à 50 EUR/m²) que les autres isolants du marché, ces inconvénients sont largement compensés par sa durabilité.

L'isolant bois

En termes d'isolation bio-sourcée, le bois est certainement le matériau qui bénéficie du meilleur ratio qualité/prix avec un coefficient de conductivité thermique de 0,037 à 0,049 W/m.K pour un prix d'environ 15 EUR/m² pour des panneaux de 100 mm d'épaisseur.

Nature et format

Les fibres ou laines de bois sont fabriqués à partir de chutes de résineux issues des scieries. Ces chutes sont défibrées et transformées à sec ou avec adjonction d'eau en une pâte à laquelle est rajoutée un liant polyester et du phosphate d'ammonium pour rendre le matériau résistant au feu. Cette pâte sera ensuite comprimée puis séchée pour la fabrication des panneaux rigides.

L'isolant bois peut également se trouver sous forme de fibres en vrac ou en panneau de bois semi-rigide de densité variable.

Les avantages

L'isolant bois présente de nombreux avantages comme :

  • fabrication à partir d'une matière première issue du recyclage et renouvelable avec une faible énergie grise pour les laines (pour les panneaux, le transport augmente les coûts),
  • prix peu élevé,
  • excellente inertie thermique,
  • bonne stabilité des panneaux vis-à-vis de l'écrasement,
  • très bonne isolation acoustique et phonique,
  • perméabilité à la vapeur d'eau pour les laines ou les panneaux à faible densité.

Pour une construction ou une rénovation plus écologique il est également possible d'envisager une ossature bois pour les éléments porteurs avec des planches et voliges en bois préalablement traitées contre les insectes et les moisissures.

Vidéo : solution de plancher pour toiture terrasse

Vous pouvez visionner ci-dessous une vidéo d'une durée de 3 minutes et 23 secondes, mettant en scène une solution originale et efficace de plancher pour toit terrasse. On peut y voir une animation 3D très bien réalisée, permettant de comprendre la mise en oeuvre de cette solution réputée performante en termes de gestion du point de rosée et donc de l'humidité et des moisissures. Le produit est également performant en termes d'isolation thermique et de gestion des ponts thermiques.

Tarif moyen de construction sur poutrelle et hourdis

Pour obtenir une idée de budget moyen, la méthode la plus efficace consiste à comparer plusieurs entreprises et professionnels entre eux. Notre service de mise en concurrence est rapide, efficace, gratuit et sans aucun engagement ; cliquez sur le lien suivant pour y accéder : comparer des devis pour une toiture terrasse poutrelle et hourdis. La construction d'un plancher avec des poutrelles et des hourdis est une méthode très utilisée en France depuis le XIXe siècle. Au début le matériau utilisé était le bois aussi bien pour le solivage que pour les entretoises. Aujourd'hui on utilise essentiellement des poutrelles en béton armé, précontraints ou à treillis et des entrevous en béton, briques, polystyrène (surtout utilisé en vide sanitaire ou local à isoler), plastique éventuellement recyclé ou béton de bois (résidu de bois compacté avec du ciment).

Le principe de la construction

Les poutrelles sont posées sur les murs et les hourdis viennent s'encastrer entre elles tout en reposant dessus. Les poutrelles sont reliées au chaînage périphérique de la maison grâce aux ferrailles, les cheveux, dont elles sont dotées. Les entrevous vont alors servir de coffrage à la dalle de compression qui sera coulée une fois le treillis posé sur toute la surface. Sur cette dalle viendront ensuite se positionner les diverses couches d'isolation, d'étanchéité et de protection.

Les avantages du plancher poutrelles hourdis

Très utilisé en construction individuelle, ce procédé avec hourdis béton est adapté aux toits-terrasses ou verts car il sera à même de supporter la charge nécessaire à la végétalisation. Il permet également lors de la construction d'intégrer un chauffage par le sol en dessous de la chape flottante. Ce procédé peut être employé pour de grandes surfaces.

Les précautions à prendre

Pour la réalisation d'un toit terrasse, il est important de se rappeler qu'une toiture froide est à proscrire. En conséquence si l'hourdis choisi est en polystyrène pour limiter les ponts thermiques, il sera important de procéder à une isolation correcte au dessus pour éviter les risques de condensation et de moisissures notamment. Il sera donc nécessaire de poser une isolation d'une épaisseur double de celle du polystyrène des hourdis

Le coût du plancher poutrelles hourdis

Pour un plancher poutrelles / hourdis béton il faut compter un prix moyen de 100 à 150 EUR/m² main d'œuvre comprise et pour des longueurs inférieures à 6 mètres. Évidemment le prix variera en fonction du type de poutrelles et d'entrevous utilisé ainsi que de l'importance et de la difficulté du chantier.

Calculer les SHON, SHOB, COS et CES

La Surface Hors d'Œuvre Brute et la Surface Hors d'Œuvre Nette d'une construction étaient jusqu'en 2012 des éléments déterminants de la construction et du permis de construire. Ils sont depuis le 1er mars 2012 remplacés par les surfaces de plancher et l'emprise au sol.

Le Coefficient d'Occupation des Sols

En effet chaque parcelle de terrain constructible dispose en France d'un coefficient de constructibilité ou coefficient d'occupation des sols déterminé par le POS (Plan d'Occupation des Sols) de la commune en fonction de sa situation sur le territoire de celle-ci. Généralement les terrains de centre-ville ou de zone commerciale disposent d'un coefficient qui peut être supérieur à 2 voire 3 (à Paris) alors qu'en zone pavillonnaire il ne sera que de 0,3 à 0,5 et en campagne de 0,2. Ce coefficient permet de calculer la surface de plancher autorisée.

Ainsi sur un terrain de 1 000 m² avec un COS de 0,3 la surface de plancher maximale constructible est de 300 m².

Le COS est différent du coefficient d'emprise au sol (CES) qui détermine la quantité de terrain libre de construction.

La surface de plancher

La surface de plancher se calcule en ajoutant la surface des planchers de tous les niveaux clos et couverts de la construction au nu des façades et en déduisant certains éléments comme :

  • les vides/trémies d'escalier ou d'ascenseur,
  • les surfaces de plancher des parties de hauteur ≤ 1,80 m,
  • les garages,
  • les surfaces de combles non aménageables
  • les surfaces des caves desservies par une partie commune dans les immeubles collectifs,
  • les surfaces des locaux techniques des bâtiments collectifs.

En conséquence les toitures terrasses ne créent pas de surface de plancher si elles ne sont pas couvertes.

À noter que les toitures terrasses étaient comprises dans la SHOB et exclues de la SHON.

L'emprise au sol

L'emprise au sol d'un bâtiment comprend toutes les parties qui créent un volume pouvant être projeté au sol. Ainsi les surfaces d'une terrasse ou d'un balcon vont être comptabilisées dans l'emprise au sol. La toiture terrasse ne rajoutant pas de surface en débord de la construction ne sera pas retenue dans ce calcul.

Cette mesure sert à déterminer avec la surface de plancher s'il est nécessaire de déposer une demande préalable, un permis de construire ou s'il est obligatoire de faire appel à un architecte pour valider les plans (si l'une des deux surfaces est supérieure à 170 m²). Pour mettre pluseurs entreprises en concurrence et faire baisser le budget de votre projet, cliquez sur le bouton de couleur verte situé en haut de la page et recevez des offres concurrentes, personnalisées et adaptées à votre projet. Le service est totalement gratuit et sans aucun engagement.

Le gravier et les gravillons, la solution à bas coût

La formule la moins chère pour protéger la membrane d'étanchéité reste bien évidemment les graviers ou gravillons. Découvrons leur utilisation et les précautions à prendre.

Rôle de la couche de gravillons

De nombreuses toitures plates sont recouvertes d'une couche de graviers / gravillons d'environ 5 cm d'épaisseur. Cette couche a pour objectif d'une part de protéger la membrane d'étanchéité des rayons du soleil et des fortes intempéries et d'autre part de la lester pour éviter qu'elle ne bouge en cas de vent fort. Elle assure une inertie thermique à la couverture et un certain confort acoustique.

Destination de la toiture

Le toit plat recouvert de gravillons n'est pas accessible hormis pour l'entretien, les contrôles et réparations nécessaires. En effet le roulement des graviers sous les pas risques d'endommager la couche d'étanchéité généralement bitumineuse susceptible de se déchirer (perte de son caractère étanche). Le gravier ne doit donc pas être utilisé comme sol praticable.

Les précautions à prendre

Il faut protéger les évacuations d'eau de pluie et descentes par des pare-graviers pour éviter les engorgements.

La granulométrie et la composition des graviers doivent être choisies avec soin et contrôlées avant leur pose. Il peut être nécessaire de poser une couche de protection entre le gravier et la membrane d'étanchéité si les pierres concassées représentent plus de 15 % du gravier utilisé.

En région ventée, il est impératif de vérifier régulièrement le positionnement des pour ne pas laisser la couche inférieure nue. Il est nécessaire de procéder à un balayage pour le répartir de nouveau correctement et éviter la détérioration de la membrane d'étanchéité. Il pourra être nécessaire d'utiliser une granulométrie élevée et de poser des petites dalles en périphérie.

Il faut aussi vérifier l'encrassement du gravier (terre, poussières, feuilles, végétaux) pour s'assurer de la qualité du drainage. Un drainage insuffisant provoquerait des risques de rétention d'eau lors des pluies et donc une humidité intérieure. Il est parfois nécessaire de poser une nappe drainante pour renforcer le drainage et éviter les écoulements sous l'étanchéité.

Toutes ces précautions prises, le gravier est un produit efficace et économique qui est utilisable sous les dalles de terrasse aménagées.

Le toit terrasse sur garage

En présence d'un garage existant accolé à la maison, il peut être envisageable de transformer sa toiture pour profiter de cette surface disponible. De même lors de la construction d'un garage, la toiture terrasse s'impose souvent par sa facilité de mise en œuvre. La réalisation va dépendre de son emplacement et de sa future utilisation.

Le garage non accolé à la maison

Lors de la réalisation d'un garage non accolé à l'habitation, le toit plat est souvent le plus simple à réaliser. En général inaccessible sauf pour l'entretien, il pourra être réalisé en bois, bac acier ou béton et recouvert de graviers ou d'une végétalisation extensive une meilleure intégration à l'environnement.

Le garage accolé à la maison

Dans le cas d'un garage accolé à l'habitation, plusieurs solutions sont envisageables en fonction de son utilisation future.

Le toit plat inaccessible

Le toit du garage peut alors être gravillonné ou végétalisé de façon extensive ou semi-intensive. Il pourra alors être réalisé en bois, bac acier ou béton car il ne devra pas supporter de surcharge importante. Il servira éventuellement à l'installation des équipements techniques (VMC, compresseurs de climatisation…) et sera donc accessible avec précaution et ponctuellement pour l'entretien. La végétalisation d'une telle couverture assure une bonne intégration du garage dans l'environnement.

Le toit-terrasse du garage

Le garage peut aussi devenir un espace de vie supplémentaire aménagé en terrasse paysagée ou non. Trois cas de figure se présentent alors :

  • Le garage est existant mais possède une couverture plate inaccessible qui est transformée en terrasse. Dans ce cas, il faut vérifier les points suivants :
    • La capacité des fondations et des murs porteurs à supporter la surcharge inhérente à la terrasse
    • Le dimensionnement correct de la dalle pour permettre l'aménagement en toute sécurité (prévoir éventuellement avec un professionnel le renforcement de celle-ci)
    • La compatibilité de l'isolation et de l'étanchéité avec le projet (prévoir éventuellement de les changer pour les adapter)
    • La sécurisation des équipements éventuellement pour éviter tout risque en présence de personnes
    • Pose d'un garde corps sur le pourtour du garage
  • Le garage est existant, mais possède une toiture en pente qui va être transformée. Avant de se lancer dans la réalisation de cette nouvelle toiture, il faut s'assurer de la capacité des fondations et des murs porteurs à supporter la surcharge. La terrasse sera alors réalisée en bois, bac acier ou béton en fonction des aménagements prévus. Si un jardin doit être réalisé sur le toit plat du garage ou si les aménagements sont susceptibles d'occasionner une surcharge importante sa construction sera en béton.
  • Le garage est en cours de construction, il faut alors prévoir les fondations, les murs porteurs et une réalisation de la toiture en fonction de la surcharge due à son aménagement.

Pour une couverture plate sur le garage il faut également prévoir l'accès. Celui-ci peut se faire par un escalier extérieur mais aussi par l'intérieur du garage auquel cas lors de la réalisation il faudra prévoir la trémie… ou par la maison. Dans ce cas il faudra réaliser une porte et généralement prévoir une ou deux marches pour descendre sur la surface.

Quelle que soit la solution adoptée, il est impératif de prévoir un drainage suffisant sur la surface avec de très bonnes évacuations et descentes d'eau de pluie pour éviter les remontées humides. Pour obtenir plusieurs offres pour la construction de votre garage ou son aménagement en toit terrasse, utilisez le formulaire suivant : tarif pour toiture terrasse sur garage. En quelques clics, vous pouvez mettre plusieurs artisans et professionnels de votre région en concurrence et comparer leurs propositions, sans aucun engagement.

L'étanchéité, le talon d'Achille de la couverture plate

Attention à l'étanchéité et à l'isolation des toitures terrasses.

Le choix des solutions d'étanchéité et d'isolation
est crucial pour bien profiter de sa terrasse
accessible ou inaccessible.

Le prix d'une étanchéité de toiture terrasse (qu'il s'agisse d'une maison neuve, ou d'une réfection ou d'une rénovation de maison ancienne) varie selon le bâtiment et les travaux à réaliser. Pour réceptionner en quelques clics des propositions tarifaires concurrentes émises par plusieurs sociétés et couvreurs près de chez vous, cliquez ici : devis en ligne pour étanchéité. Le principal problème et élément crucial du toit terrasse est l'étanchéité. Pourtant aujourd'hui les professionnels proposent des techniques et des matériaux qui peuvent solutionner ce problème. Découvrons les solutions.

L'étanchéité, le problème majeur des toits plats.

La toiture plate est souvent synonyme de difficultés de gestion des intempéries. En effet, faisant office de cuvette au sein même du bâti avec ses pentes minimes, deux situations semblent complexes :

  • L'évacuation des eaux de pluies avec les risques de rétention d'eau et donc d'eau stagnante (flaques d'eau),
  • L'amoncellement de la neige en zone montagneuse.

Ces deux problèmes entrainent tous deux des conséquences assez similaires avec des dégâts des eaux (fuites et infiltrations, humidité et/ou condensation, moisissures intérieures) voire même de plus importants dommages comme l'effondrement de la structure sous le poids de la neige.

Pourtant ces différents problèmes sont souvent le résultat de malfaçons ou de mauvais entretien. En effet si l'évacuation des eaux a bien été prévue avec une pente correcte et des bouches et descentes d'eau pluviale adéquates, si l'étanchéité a été correctement réalisée, si enfin l'entretien est fait régulièrement, aucun de ces problèmes ne se présentera.

Qualité et durabilité du toit plat.

La qualité et la durée de vie de la couverture dépendent essentiellement de son étanchéité et de la vigilance mise en œuvre lors de la réalisation des points particuliers comme les relevés d'étanchéité périphériques, les solins…

Les matériaux d'étanchéité

Pour réaliser l'étanchéité du toit plat il est possible d'utiliser différents types de procédés en fonction des difficultés de mise en œuvre, du support mais aussi de l'isolant mis en place.

  • Les membranes bitumineuses sont composées d'une armature recouverte de bitume et sont posées en une ou plusieurs couches soudées entre elles pour former une étanchéité monocouche ou multicouche. En cas de plusieurs couches, les membranes peuvent être posées en adhérence totale en étalant un vernis bitumineux pour favoriser l'adhérence de la sous-couche sur le support, en semi indépendance (fixation partielle de la sous-couche sur le support), en indépendance avec une couche de désolidarisation sous la première couche. Cette dernière méthode est plus onéreuse et présente des inconvénients pour les réparations. On peut également visser ou clouer la sous-couche si la surface présente de nombreux points singuliers. La couche supérieure sera toujours recouverte d'un voile de polyester et des polymères auront été ajoutés au bitume pour lui donner des propriétés élastiques (élastomères SBS) et plastiques (plastomères APP) ;
  • Les membranes synthétiques présentent des résistances mécaniques importantes. Elles sont réalisées avec des hauts polymères de type

o élastomère comme l'EPDM (ou EPT) copolymère d'éthylène, de propylène et de diène monomère qui est le plus utilisé, le CR polychoroprène (pose en adhérence totale) , le butyle IRR ou encore le caoutchouc nitrile (NER) qui comprend un voile de verre au dos de la membrane, le polyéthylène chorosulfoné (CSM) qui se transforme (vulcanisation) sous les rayons UV ;

o plastomère dont le plus connu est le PVC (chlorure de polyvinyle) utilisé en membrane multicouche avec une armature intérieure de polyester ou de fibres de verre ;

  • l'asphalte, mélange de bitume et d'agrégats de type gravier, sable…, est appliqué sans être compacté en couche de quelques centimètres d'épaisseur ;
  • les SEL (système d'étanchéité liquide) ou application de résines liquides à froid pour former après polymérisation une couche continue, résistante aux fissures, étanche et compatible avec beaucoup de supports. Ils présentent de nombreux avantages dont une faible épaisseur, une grande légèreté, une capacité à recevoir des carrelages collés sur sa surface et surtout d'être circulable sans autre protection. Attention les SEL doivent avoir un agrément technique et doivent appartenir à certaines classes pour une utilisation sur des terrasses piétonnières et une durée de vie longue ;
  • les feuilles de zinc ou de cuivre, comme pour les toitures en pente mais elles doivent être ventilées en sous-face.

La protection de l'étanchéité

Cette couche d'étanchéité doit ensuite, sauf pour les SEL, être protégée contre les chocs et les rayons UV. Cette protection pourra être :

  • lourde, la couche d'étanchéité étant alors lestée avec des graviers roulés ou concassés, des dalles du béton posées sur des plots, de l'asphalte coulé, du béton monolithique ou des pavés posés sur une couche de gravillons ;
  • légère, la couche d'étanchéité étant protégée par une couche de peinture, de paillettes d'ardoise ou par une feuille de métal. À noter qu'il existe des membranes d'étanchéité comprenant une couche de paillettes d'ardoise, on parle alors d'étanchéité autoprotégée.

La protection lourde présente l'avantage de réduire les contraintes thermiques, présenter une meilleure résistance au feu et une meilleure protection contre les UV. Par contre elle impose une structure porteuse adéquate, nécessite un entretien régulier et entraine des difficultés de localisation des fuites.

Les autres précautions pour réduire les problèmes.

Outre la mise en œuvre d'une étanchéité correcte il est nécessaire de réaliser la couverture dans les règles de l'art avec :

  • Une pente suffisante et bien orientée pour éviter la stagnation de l'eau,
  • Des bouches d'évacuations, des descentes d'eau pluviales et un bon drainage pour assurer une bonne évacuation de l'eau,
  • La pose d'un pare-vapeur pour éviter la condensation à l'intérieur et empêcher l'isolant thermique d'absorber l'eau de la construction,
  • Une attention accrue aux points particuliers de la toiture plate (angle, cheminée, émergences …),
  • Une bonne préparation du support pour permettre une bonne adhérence de l'étanchéité,
  • Un relevé d'étanchéité suffisant sur le pourtour pour empêcher les infiltrations en périphérie,
  • Une réalisation soignée par des professionnels spécialistes de ce type de contraintes,
  • Un contrôle et un entretien régulier.

Rénovation, entretien et réfection des toitures terrasses

Pour consulter des prix de rénovation, d'entretien ou de réfection de toiture terrasse, utilisez le lien suivant : devis rénovation, entretien et réfection de toit terrasse. Plus que le toit en pente, le toit-terrasse nécessite un entretien régulier pour garantir sa longévité. Par ailleurs très technique, il requiert les compétences d'un professionnel notamment en termes d'étanchéité pour éviter tout risque d'infiltrations qui pourraient créer d'importants dommages.

Diagnostic

Avant toute rénovation, la première étape consiste à demander à un couvreur-étancheur de venir examiner la couverture. Pour ce faire il étudiera :

  • les éléments porteurs par rapport à l'habitation mais aussi par rapport à l'usage de la surface (état et nature des matériaux, charges admissibles, fissures, dégâts causés par des infiltrations…),
  • l'étanchéité (présence de fissures, de cloques, endommagée à remplacer totalement ou réparable en fonction des matériaux utilisés, remplacement en laissant les matériaux ou dépose nécessaire) et les relevés d'étanchéité,
  • évacuation de l'eau (contrôle de la pente, drainage, conduits d'évacuations, grilles, descentes de toit, obstruction, état…),
  • la protection de la membrane d'étanchéité (état, nature, à changer comme par exemple un gravier trop encrassé…)
  • l'isolation et le pare-vapeur (état, nature, procédé utilisé, modification si toiture froide, adaptation aux conditions climatiques…),
  • les acrotères (nature, état, hauteur…).

La rénovation

Une fois ce diagnostic établi, les travaux de rénovation ou de modification pourront être envisagés sur la base des préconisations de l'expert en fonction des problèmes relevés et pathologies détectées. Ce sera peut-être l'occasion de modifier l'usage de cette surface. Ainsi si elle était inaccessible, elle peut devenir accessible. Ou encore être transformée en couverture végétalisée ou en jardin. Dans ces cas là, il faudra alors vérifier la capacité des éléments porteurs à supporter une surcharge et éventuellement envisager des travaux de structure.

Quelles que soient les interventions réalisées, il faudra toujours vérifier la hauteur des acrotères et celles des relevés d'étanchéité ainsi que la hauteur résiduelle des garde-corps. Pour obtenir des devis comparatifs et faire des économies significatives sur votre projet, cliquez sur le bouton vert situé plus haut dans la page et mettez plusieurs pros en concurrence, sans engagement.